Siman שע״ו
📑 Plan de la synthèse
- L'Axiome central du siman
- Les concepts-clés condensés
- Hiérarchie du siman — de la citerne aux toilettes
- Arbre de décision — peut-on se servir du lieu sans érouv ?
- Le puits du sentier — fenêtres, portes et distance (séif ב)
- Mnémonique — quatre lieux, dans l'ordre des séifim
- Pièges à éviter
- Cas pratiques
- Tableau de synthèse finale
- Les commandements pratiques
Les numéros de séif de cette page sont ceux du Choul'han Aroukh du Mehaber (4 séifim). Le Choulhan Aroukh HaRav, étudié au niveau 4, compte lui aussi 4 séifim, qui sur ce siman répondent un à un à ceux du Mehaber : quand il est cité, son nom est donné à côté du numéro.
1. L'Axiome central
Deux voisins qui n'ont pas fait l'érouv ensemble peuvent-ils se servir, pendant Chabbat, d'un lieu qui touche à leurs deux domaines ? Le siman en règle les cas, chacun dans son séif : la citerne entre deux cours (séif א), le puits au milieu d'un sentier (séif ב), les trois ruines entre deux cours (séif ג), les toilettes entre deux maisons (séif ד). Pour l'eau, la Michna Beroura écrit que c'est une facilité accordée : « קל הוא שהקילו במים להתיר במחיצה כזו דבעינן רק שלא יכנס הדלי בהדיא לחלק חבירו » (משנה ברורה שע״ו ס״ק ד) ; pour le puits du sentier, le séif ב donne la raison de la permission : « שאין אדם אוסר על חבירו דרך אויר » (שו״ע או״ח שע״ו:ב), sous les réserves de la glose du Rama (section 5).
2. Les concepts-clés condensés
| Concept | Définition | Dans le séif |
|---|---|---|
| מחיצה עשרה | La cloison de dix [tefa'him] au-dessus de l'eau ; selon la Michna Beroura, faite à cette fin, et à l'intérieur du rebord de la citerne (ס״ק ג) | Séif א : on ne puise pas sans elle, « אלא אם כן עשו מחיצה עשרה למעלה מן המים » (שו״ע או״ח שע״ו:א) ; le Choulhan Aroukh HaRav (séif 1) écrit que le mur de la cour qui passe au-dessus de la citerne ne compte pas comme cloison |
| טפח | Le téfa'h de la cloison qui descend dans l'eau — ou qui dépasse au-dessus de l'eau, si la cloison est tout entière dans l'eau ; selon la Michna Beroura, pour que la séparation se reconnaisse dans l'eau (ס״ק ד), et, sur le mot ניכרת, elle écrit « ובזה הטפח לבד סגי שלא ילך הדלי לרשות חבירו » (משנה ברורה שע״ו ס״ק ז) — de quel téfa'h elle parle, le niveau 4 ne le tranche pas (point א) | Séif א |
| קורה רחבה ד״ט | Une poutre large de quatre tefa'him sur l'ouverture de la citerne ; selon la Michna Beroura, posée dès le départ pour permettre l'eau (ס״ק ח) ; on la voit comme si elle se prolongeait jusqu'à l'eau, et l'on ne craint pas de puiser du côté de l'autre, car les Sages ont estimé qu'un seau ne se déplace pas de plus de quatre tefa'him (ס״ק ט) | Séif א : l'un puise du côté de la poutre, l'autre de l'autre côté ; le Biour Halakha laisse en question, pour la pratique, si elle doit être à l'intérieur du rebord (niveau 1, section 6) |
| כלים של חצר | Les ustensiles de la cour ; le Choulhan Aroukh HaRav (séif 1) parle du seau qui a passé Chabbat dans la cour | Glose du Rama au séif א : avec eux, aucune réparation n'est nécessaire ; mais, selon la Michna Beroura, on ne fait pas entrer l'eau dans la maison sans réparation (ס״ק י) |
| זיזים | Les saillies que chacun ferait sortir de son mur vers le puits, comme signe | Séif ב : on n'en a pas besoin ; la Michna Beroura y lit le rejet de l'avis de la guemara qui les exige (ס״ק י״ג) |
| דרך אויר | L'usage par la voie de l'air : on n'interdit pas à son prochain de cette façon | Séif ב ; selon la glose du Rama, seulement quand les cours ne s'ouvrent sur le sentier que par des fenêtres ; avec des portes, écrit la Michna Beroura, le sentier est comme une cour sans érouv (ס״ק י״ד) |
| מופלג ד׳ | Éloigné de quatre tefa'him des murs des cours | Glose du Rama au séif ב : certains disent qu'à moins de quatre tefa'him, ils interdisent, même par les seules fenêtres ; la Michna Beroura écrit que les A'haronim ont tranché comme cet avis (ס״ק ט״ו) |
| זריקה / שלשול | Lancer de loin, ou descendre [un objet] près de sa fenêtre | Séif ג : chacun se sert de la ruine voisine, par les fenêtres, en lançant ; la troisième, proche des deux cours, leur est interdite — selon la Michna Beroura, parce que les deux s'en servent commodément en y descendant [des objets] (ס״ק כ״ב) ; le Choulhan Aroukh HaRav écrit « עַל יְדֵי שִׁלְשׁוּל וּזְרִיקָה » (שו״ע הרב שע״ו:ג) |
| רשות שניהם שולטת | Le domaine des deux s'exerce sur le lieu | Séif ד : les toilettes entre deux maisons sans érouv sont interdites — selon la Michna Beroura, quand seule la fosse est commune (ס״ק כ״ג) ; le Magen Avraham compare le cas aux objets qui ont passé Chabbat dans la maison (ס״ק ט), et le Choulhan Aroukh HaRav (séif 4) l'écrit aussi |
3. Hiérarchie du siman — de la citerne aux toilettes
4. Arbre de décision — peut-on se servir du lieu sans érouv ?
5. Le puits du sentier — fenêtres, portes et distance (séif ב)
Le séif ב et sa glose posent plusieurs conditions, et le Choulhan Aroukh HaRav en pose encore d'autres. résumé : le tableau les met côte à côte, dans l'ordre du texte ; le texte complet et sa traduction sont aux niveaux 1 et 4.
| Texte | Ce qu'il écrit |
|---|---|
| Le séif ב (Mehaber) | Même éloigné de quatre tefa'him de chaque mur, les deux y puisent, sans saillies, « שאין אדם אוסר על חבירו דרך אויר » (שו״ע או״ח שע״ו:ב) ; la Michna Beroura tire de ces mots que, selon cet avis, c'est permis à plus forte raison à moins de quatre tefa'him (ס״ק י״ב) ; le Magen Avraham écrit que, selon cet avis, c'est permis même quand les cours sont ouvertes sur le sentier (ס״ק ד) |
| La glose du Rama, première partie | « ודוקא כשאין חצרות פתוחות בשביל רק בחלונות » (רמ״א או״ח שע״ו:ב) ; avec des portes, écrit la Michna Beroura, le domaine des deux s'exerce sur le sentier dans un usage complet, et c'est interdit même par les fenêtres tant qu'ils n'ont pas fait l'érouv ensemble (ס״ק י״ד) |
| La glose du Rama, l'avis וי״א | « וי״א דאם אינן מופלגים ארבעה אוסרים אפילו בכה״ג » (רמ״א או״ח שע״ו:ב), que la glose attribue au Beit Yossef au nom de Rachi ; la Michna Beroura : « ופסקו האחרונים כדעה זו » (משנה ברורה שע״ו ס״ק ט״ו) ; le Biour Halakha parle de l'accord des décisionnaires sur cet avis (niveau 1, section 6) |
| Le Choulhan Aroukh HaRav, séif 2 | Il écrit la permission pour une citerne éloignée de quatre tefa'him de chaque cour, où l'on puise par des fenêtres, à la condition « אִם יֵשׁ מִן הַחַלּוֹנוֹת לְמַיִם י׳ טְפָחִים » (שו״ע הרב שע״ו:ב), même si [la citerne, ou le sentier] leur appartient en association ; les cours ouvertes sur le sentier y sont interdites jusqu'à ce qu'elles fassent l'érouv ; et si le sentier est une karmelit, il est interdit d'y puiser, même à quatre tefa'him, à moins qu'une margelle haute de dix n'entoure la citerne. Le cas d'une citerne plus proche, il ne l'écrit pas dans ce séif (niveau 4, point ב) |
- Séif 1 (le séif א du Mehaber) : le mur de la cour ne compte pas comme cloison, « אֲבָל כֹּתֶל הֶחָצֵר שֶׁמְּהַלֵּךְ עַל גַּבֵּי הַבּוֹר אֵינוֹ נִדּוֹן מִשּׁוּם מְחִצָּה » (שו״ע הרב שע״ו:א) — ce que le Beit Yossef lit déjà dans les mots du Tour, et que la Michna Beroura, postérieure au Rav, écrit aussi (ס״ק ג) ; il donne pour raison au téfa'h enfoncé dans l'eau d'empêcher le seau d'aller puiser dans le domaine de l'autre — le Magen Avraham écrit déjà, au ס״ק א, que le seau ne doit pas aller dans le domaine de l'autre, et le niveau 4 ne tranche pas à quel cas il le rattache (point א) — ; et l'aménagement vaut pour faire entrer l'eau dans la maison — le Magen Avraham l'écrit déjà (ס״ק ג) —, ou même pour s'en servir dans la cour avec un seau qui a passé Chabbat dans la maison — ce que la glose du Rama dit déjà : « ודוקא אם בא למלאות בכלים של בית » (רמ״א או״ח שע״ו:א) — ; avec un seau qui a passé Chabbat dans la cour : « אֲבָל אִם שָׁבַת בֶּחָצֵר — אֵין צָרִיךְ שׁוּם תִּקּוּן לַבּוֹר לְמַלֹּאת מִמֶּנּוּ לַחֲצֵרוֹת » (שו״ע הרב שע״ו:א).
- Séif 3 (le séif ג du Mehaber) : les ruines dont il parle sont closes de cloisons et ouvertes l'une sur l'autre par une brèche, et leurs propriétaires n'y habitent pas ; à la fin du séif, il écrit, comme le Tour et le Roch (niveau 4), « וְחֻרְבּוֹת אֵלּוּ, אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ לָהֶם בְּעָלִים, מֻתָּרִים בְּנֵי חֲצֵרוֹת הַסְּמוּכוֹת לָהֶן לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן וְאֵין הַבְּעָלִים אוֹסְרִים עֲלֵיהֶן » (שו״ע הרב שע״ו:ג) ; le Biour Halakha, qui rapporte sur ce point un désaccord des Richonim, écrit « וכן פסק הגר״ז » (ביאור הלכה שע״ו).
- Séif 4 (le séif ד du Mehaber) : il ajoute les toilettes entre deux cours, et pose la condition de l'association : « אִם הוּא שֶׁל שְׁנֵיהֶם בְּשֻׁתָּפוּת וְלֹא עֵרְבוּ יַחַד — אֲסוּרִים לִפָּנוֹת לוֹ לְכַתְּחִלָּה בְּשַׁבָּת » (שו״ע הרב שע״ו:ד), « עַד שֶׁיְּעָרְבוּ יַחַד אוֹ יַעֲשׂוּ לוֹ תִּקּוּן » (שו״ע הרב שע״ו:ד). La Michna Beroura, qui écrit après lui, distingue la place du siège et la fosse (ס״ק כ״ג) ; le Rav ne fait pas cette distinction, et le niveau 4 ne tranche pas comment les deux textes s'accordent. L'interdit lekhat'hila et l'aménagement se lisent déjà dans la glose du Rama au siman 355, séif ג, où renvoie la parenthèse du séif ד ; pour ce cas, l'aménagement qu'écrivent la Michna Beroura (355 ס״ק ל״ה) et le Rav lui-même au siman 355 est une planche ou un roseau, non une cloison suspendue (niveau 4, point ד).
6. Mnémonique — quatre lieux, dans l'ordre des séifim
Chaque séif du siman traite d'un lieu entre deux domaines ; leurs initiales, dans l'ordre des séifim, donnent ב · ב · ח · ב :
ב — בור : la citerne entre deux cours — cloison de dix avec son téfa'h, ou poutre de quatre tefa'him ; avec les ustensiles de la cour, aucune réparation, selon la glose du Rama — mais on ne fait pas entrer l'eau dans la maison sans réparation (Michna Beroura, ס״ק י) (séif א).
ב — באר : le puits au milieu du sentier — par la voie de l'air, on n'interdit pas ; la glose du Rama exige que les cours ne s'y ouvrent que par des fenêtres, et rapporte l'avis qui interdit à moins de quatre tefa'him, comme lequel, écrit la Michna Beroura, les A'haronim ont tranché (ס״ק ט״ו) (séif ב).
ח — חורבות : les trois ruines (sans habitants, selon la Michna Beroura, ס״ק ט״ז) — chacun la sienne, celle du milieu aux deux ; dans la disposition du kankan, la troisième est interdite aux deux (séif ג).
ב — בית הכסא : les toilettes entre deux maisons sans érouv — interdites (séif ד) ; selon la Michna Beroura, quand seule la fosse est commune (ס״ק כ״ג).
7. Pièges à éviter
8. Cas pratiques
| Situation | Analyse | Conduite |
|---|---|---|
| Une citerne commune à deux cours qui n'ont pas fait l'érouv ensemble | On n'y puise pas sans une cloison de dix [tefa'him] au-dessus de l'eau, dont un téfa'h descend dans l'eau — ou dépasse, si elle est tout entière dans l'eau —, ou sans une poutre large de quatre tefa'him sur l'ouverture (séif א) ; selon la Michna Beroura, une cloison faite à cette fin, à l'intérieur du rebord (ס״ק ג), une poutre posée dès le départ pour permettre l'eau (ס״ק ח) ; le Choulhan Aroukh HaRav (séif 1) écrit que le mur de la cour qui passe au-dessus ne compte pas | Le Biour Halakha laisse en question, pour la pratique, si la poutre doit être à l'intérieur du rebord (niveau 1, section 6) ; consulte ton Rav |
| Puiser avec un seau de la cour | Avec des ustensiles de la cour, aucune réparation n'est nécessaire (glose du Rama au séif א) ; selon la Michna Beroura, on ne fait pas entrer l'eau dans la maison sans réparation (ס״ק י) ; selon le Choulhan Aroukh HaRav (séif 1), on puise vers les cours, sans aménagement, avec un seau qui a passé Chabbat dans la cour, et il faut l'aménagement pour puiser avec un seau qui a passé Chabbat dans la maison, même pour se servir de l'eau dans la cour | Consulte ton Rav |
| Un puits au milieu d'un sentier, entre les murs de deux cours, où l'on puise par les fenêtres | Au milieu du sentier, même éloigné de quatre tefa'him de chaque mur, les deux y puisent, sans saillies (séif ב) ; selon la glose du Rama, seulement quand les cours ne s'ouvrent sur le sentier que par des fenêtres (selon le Magen Avraham, l'avis du séif permet même quand elles y sont ouvertes, ס״ק ד — il l'écrit à la suite de ce qu'il dit du puits à moins de quatre tefa'him, et le niveau 4 ne tranche pas s'il le dit aussi à quatre) ; et certains disent qu'à moins de quatre tefa'him, ils interdisent même alors — la Michna Beroura écrit que les A'haronim ont tranché comme cet avis (ס״ק ט״ו) | Le Choulhan Aroukh HaRav (séif 2) ajoute des conditions (section 5) ; consulte ton Rav |
| Des ruines entre deux cours | Selon la Michna Beroura, des ruines sans habitants, ouvertes l'une sur l'autre sur plus de dix amot (ס״ק ט״ז) : chacun se sert, par les fenêtres, en lançant, de celle qui est à côté de lui — mais pas de celle de l'autre pendant Chabbat (Michna Beroura, ס״ק י״ח) —, et celle du milieu est permise aux deux ; dans la disposition du kankan, la troisième, proche des deux cours, est interdite aux deux (séif ג) | Quand les ruines ont des propriétaires, le Biour Halakha rapporte un désaccord des Richonim et cite ceux qui permettent, l'Admour HaZaken compris (niveau 1, section 6 ; Choulhan Aroukh HaRav, séif 3) ; consulte ton Rav |
| Des toilettes entre deux maisons qui n'ont pas fait l'érouv ensemble | Le domaine des deux s'y exerce, et ils sont interdits (séif ד) ; selon la Michna Beroura, quand seule la fosse est commune ; si la place du siège aussi appartient aux deux, c'est permis (ס״ק כ״ג) ; le Choulhan Aroukh HaRav (séif 4) parle de toilettes qui appartiennent aux deux en association, et écrit l'interdit lekhat'hila, jusqu'à ce qu'ils fassent l'érouv ou un aménagement | Pour celui qui a oublié de faire l'érouv, la Michna Beroura écrit qu'a posteriori il est permis d'y aller, car la dignité des créatures est grande (ס״ק כ״ד) ; consulte ton Rav |
9. Tableau de synthèse finale
| Élément | Détail |
|---|---|
| Sujet du siman | La citerne et le puits entre deux cours (בור ובאר שבין שתי חצירות) ; les séifim ג et ד traitent aussi des ruines entre deux cours et des toilettes entre deux maisons |
| Place | Dans l'index de Sefaria, la section הלכות עירובין du Choul'han Aroukh commence au siman 345 |
| Nombre de séifim | 4 séifim (Mehaber) — 4 aussi dans le Choulhan Aroukh HaRav, qui sur ce siman répondent un à un à ceux du Mehaber |
| Michna Beroura | 24 ס״ק sur ce siman |
| Gloses du Rama | Aux séifim א et ב, introduites par le mot הגה ; à la fin du séif ד, une parenthèse en petits caractères, sans le mot הגה, renvoie au siman 355 |
| Renvois | Au siman 372, pour les ustensiles de la cour (glose du Rama au séif א) ; au siman 355, pour les toilettes (parenthèse du séif ד) ; le Choulhan Aroukh HaRav renvoie notamment aux simanim 355, 372, 375, 354 et 371 (niveau 4) |
| Sources talmudiques et Rishonim | Voir le Niveau 2 |
| Règle d'or | Pour l'eau, une cloison de dix dont un téfa'h descend dans l'eau (ou dépasse, si elle est tout entière dans l'eau), ou une poutre large de quatre tefa'him, suffit, car, selon la Michna Beroura, on demande seulement que le seau n'entre pas ouvertement dans la part de l'autre (séif א ; ס״ק ד) ; l'usage qui ne passe que par l'air, par des fenêtres, n'interdit pas à l'autre (séifim ב et ג), sous les réserves de la glose du Rama au séif ב ; la ruine dont les deux se servent commodément leur est interdite (séif ג ; Michna Beroura, ס״ק כ״ב) ; les toilettes entre deux maisons sans érouv aussi (séif ד) |
| Décision pratique | Pour chaque cas, la règle de son séif ; la Michna Beroura et le Biour Halakha y ajoutent des conditions, séif par séif (niveau 1), et le Choulhan Aroukh HaRav ses propres précisions (niveau 4) ; consulte ton Rav |
10. Les commandements pratiques du Siman שע״ו
Pour la conduite quotidienne
- La citerne entre deux cours qui ne peuvent pas faire l'érouv, ou ne l'ont pas fait : on n'y puise pas pendant Chabbat sans une cloison de dix [tefa'him] au-dessus de l'eau, dont un téfa'h descend dans l'eau — ou, tout entière dans l'eau, dont un téfa'h dépasse —, ou sans une poutre large de quatre tefa'him sur l'ouverture (séif א) ; selon la Michna Beroura, une cloison faite à cette fin, à l'intérieur du rebord (ס״ק ג), une poutre posée pour permettre l'eau (ס״ק ח) ; le mur de la cour qui passe au-dessus ne compte pas (Choulhan Aroukh HaRav, séif 1).
- Les ustensiles de la cour : avec eux, aucune réparation n'est nécessaire (glose du Rama au séif א) — mais, selon la Michna Beroura, on ne fait pas entrer l'eau dans la maison sans réparation (ס״ק י) ; le Choulhan Aroukh HaRav (séif 1) parle du seau qui a passé Chabbat dans la cour.
- Le puits au milieu du sentier, même à quatre tefa'him de chaque mur : les deux y puisent, sans saillies (séif ב) — seulement, selon la glose du Rama, si les cours ne s'ouvrent sur le sentier que par des fenêtres (selon le Magen Avraham, l'avis du séif permet même quand elles y sont ouvertes, ס״ק ד — il l'écrit à la suite de ce qu'il dit du puits à moins de quatre tefa'him, et le niveau 4 ne tranche pas s'il le dit aussi à quatre) ; et certains disent que, s'il n'est pas éloigné de quatre tefa'him, ils interdisent même alors — la Michna Beroura écrit que les A'haronim ont tranché comme cet avis (ס״ק ט״ו). Le Choulhan Aroukh HaRav (séif 2) ajoute ses conditions (section 5) ; pour une citerne plus proche, consulte ton Rav.
- Les trois ruines (selon la Michna Beroura, sans habitants, ouvertes l'une sur l'autre, ס״ק ט״ז) : chacun se sert de la sienne, par les fenêtres, en lançant, et celle du milieu est permise aux deux ; disposées comme les trois têtes d'un kankan, la troisième, proche des deux cours, est interdite aux deux (séif ג).
- Les toilettes entre deux maisons sans érouv : le domaine des deux s'y exerce, ils sont interdits (séif ד) — selon la Michna Beroura, quand seule la fosse est commune (ס״ק כ״ג) ; le Choulhan Aroukh HaRav (séif 4) écrit l'interdit lekhat'hila pour des toilettes qui appartiennent aux deux en association, sans cette distinction ; pour celui qui a oublié de faire l'érouv, voir le piège 7.
- En cas de doute — consulte ton Rav. Pilpoul approfondi — Niveau 2 ; chitah Habad — Niveau 4.
Tu as étudié le Siman שע״ו en 3 niveaux :
- 🌱 Niveau 1 — Base : le texte du Mehaber séif par séif, avec les gloses du Rama, introduites par הגה, aux séifim א et ב, traduction française, concepts halakhiques
- ⚡ Niveau 2 — Lamdan : sources talmudiques, שיטות des Rishonim, מחלוקות, נפקא מינות
- ✨ Niveau 3 — Synthèse : axiome, mnémonique, arbre de décision, commandements pratiques