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סימן קכ״הSiman 125

Yoreh De'ah · Issour ve-Heter

Siman 125 — Le vin mû par la force du non-Juif — koa'h et koa'h ko'ho

Le vin qu'un non-Juif fait bouger sans jamais y toucher : l'échelle כחו · כח כחו · כח כח כחו et la קורת הגת, les deux conditions du seif 1, la force mêlée à celle d'un Juif, le מסייע שאין בו ממש, le נצוק et la question du Chakh, la pierre jetée et l'objet poussé, l'eau versée dans le vin, le נוד et le récipient ouvert portés sur la route (Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 125 — 11 seifim)

נטל עובד כוכבים כלי של יין והגביהו ויצא היין אף על פי שלא שכשך נאסר בשתייה שהרי היין בא מכחו

Un non-Juif a pris un récipient de vin, l'a soulevé et le vin en est sorti : même s'il ne l'a pas remué, le vin est interdit à la consommation — car le vin est venu de sa force. Il n'a pourtant touché à rien.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 125:1

Les 4 niveaux d'étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Texte hébreu des 11 seifim avec traduction française fluide. La force qui n'a pas touché, l'échelle des כחות, l'intention absente, la force mêlée et les cas de la route — expliqués pas à pas avec des exemples concrets.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul approfondi : le gueder du כח — force propre ou contact prolongé, la condition de הגבהה et l'objection du Taz depuis le Siman 123, la question du Chakh sur le נצוק d'un vin permis au profit, le מסייע שאין בו ממש, et les deux explications du Roch sur l'objet poussé.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

Trois tableaux-maîtres (l'échelle des forces, ce qui brise le כח, les deux degrés d'interdit), règles d'or, mnémonique « כחו », pièges classiques et récapitulatif des 11 seifim ligne par ligne.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema'asse — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז et les פתחי תשובה, puis les poskim. Note : l'Admour HaZaken n'a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De'ah — niveau de psak, non “Daat HaRav”.

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Questions fréquentes — Siman 125

Qu'est-ce que le כח d'un non-Juif, et en quoi diffère-t-il du contact ?

Le Siman 124 juge le contact : la main du non-Juif sur le vin ou sur le tonneau. Le Siman 125 juge la force, là où il n'y a précisément aucun contact : il soulève un récipient, et le vin s'en écoule seul. C'est la phrase d'ouverture du seif 1 — « נטל עובד כוכבים כלי של יין והגביהו ויצא היין אף על פי שלא שכשך נאסר בשתייה שהרי היין בא מכחו » (שו״ע יו״ד קכ״ה:א). La différence n'est pas seulement de mécanisme mais de degré : le contact interdit le vin même au profit, tandis que la force, dont l'interdiction est rabbinique, ne l'interdit qu'à la consommation. Pour l'application à ta situation, consulte ton Rav.

Jusqu'où la force porte-t-elle — כחו, כח כחו, כח כח כחו ?

On compte les organes intermédiaires entre sa main et le vin. Un seul — כחו — interdit ; deux — כח כחו — aussi, car le Mehaber tranche au début du seif 2 que la force de sa force vaut sa force. C'est au troisième degré que la chaîne casse, et le Mehaber en donne l'exemple : « כגון קורת הגת שגלגלה עובד כוכבים שיש שם ג׳ כחות הדפין והגלגל והקורה » (שו״ע יו״ד קכ״ה:ב) — les planches, la roue, la poutre. Et encore : le seif ne permet qu'בדיעבד, le Chakh précisant que d'avance c'est interdit même à dix forces d'écart (ש״ך יו״ד קכ״ה ס״ק ד). Pour l'application à ta situation, consulte ton Rav.

Le non-Juif qui ignorait qu'il s'agissait de vin rend-il quelque chose interdit ?

Non. Le seif 1 conclut que s'il a agi sans intention, ne sachant pas qu'il s'agissait de vin — ou, selon le Rama au nom du Beit Yossef, s'il n'a pas soulevé le récipient — tout est permis, même à la consommation. Le seif 11 le redit pour celui qui porte un tonneau et dont le vin gicle en marchant : « ובלכתו יצא מהיין לחוץ שלא בכוונה מותר בשתייה אפילו מה שיצא לחוץ דכחו שלא בכוונה לא גזרו » (שו״ע יו״ד קכ״ה:י״א). Le Rama ajoute au seif 4 le non-Juif qui décharge un tonneau : il est occupé à son travail, donc sans intention. Le Taz avertit toutefois que l'odeur d'un vin vieux peut suffire à le renseigner (ט״ז יו״ד קכ״ה ס״ק ה). Pour l'application à ta situation, consulte ton Rav.

Que devient le vin resté dans le récipient — la question du נצוק ?

Le Mehaber interdit aussi ce qui reste dans le récipient, משום נצוק : le filet qui relie le vin d'en haut à celui d'en bas fait des deux une seule masse. Le Rama rapporte aussitôt l'avis contraire — « וי״א דלא אסרינן נצוק בכח עובד כוכבים » (רמ״א יו״ד קכ״ה:א) — puis tempère : il y a lieu d'être strict, sauf en cas de perte importante, comme au Siman 126. Le Chakh, lui, ouvre le siman par une objection de fond : le נצוק ne joue que sur un vin interdit au profit, alors qu'ici le vin sorti n'est interdit qu'à la consommation ; il conclut en צ״ע (ש״ך יו״ד קכ״ה ס״ק א), et le Taz juge le libellé du Rama imprécis (ט״ז יו״ד קכ״ה ס״ק ד). Pour l'application à ta situation, consulte ton Rav.

Un non-Juif qui porte ou transvase du vin : que dit le siman ?

Les quatre derniers seifim sortent de la cave. S'il verse de son récipient vers celui d'un Juif, ce qui sort est interdit à la consommation ; si c'est le Juif qui verse, tout est permis ; et s'il a secoué le récipient, le vin est interdit (seif 8). Une outre portée en tenant son ouverture est permise, pleine ou non — « העביר העובד כוכבים נוד של יין ממקום למקום והוא אוחז פי הנאד בידו בין שהיה הנוד מלא או חסר מותר » (שו״ע יו״ד קכ״ה:ט). Un récipient ouvert, en revanche, est interdit même au profit s'il est plein et que le Juif marche derrière — sauf s'il marche à côté et le surveille, ou si le récipient est porté à deux sur une barre (seif 10). Pour l'application à ta situation, consulte ton Rav.