Choulhan Aroukh · Orah Haïm
Pilpoul approfondi
Sources talmudiques, hakira de fond,
chitot des Richonim et des Aharonim sur l'érouv qu'on refait ou complète, sa mesure, ses restes et le pain de l'érouv qui moisit
Sujet :
Choulhan Aroukh Orah Haïm siman שס״ח — 5 séifim, avec une glose du Rama au séif ה (le Choulhan Aroukh HaRav en compte 4, étudiés au niveau 4)
avec le Tour, le Beit Yossef, le ט״ז, le מג״א, la Michna Beroura et le Biour Halakha
Michna Beroura : 22 ס״ק
Rédaction et étude :
Rav Yossef Haim Samama · DAAT
📑 Table des matières
- La sougya — la Michna d'Érouvin 80b et la question « de quoi parle-t-on ? »
- Prendre le pain des habitants — le Taz et le siman שס״ז
- Deux lectures de la Michna — Rachi et le Rambam
- La hakira de fond — suite du premier érouv, ou nouveau commencement ?
- Les habitants ajoutés — du sien ou de ce qui est à eux
- La mesure — dix-huit, deux repas, six ou huit œufs
- Les restes de l'érouv — Rabbi Yossé, et « pour que les enfants n'oublient pas »
- Le pain rompu — entier au moment où on le dépose
- Le pain qui moisit — ce qui n'est plus mangeable
- La glose du Rama — la matsa, ou l'érouv de chaque veille de Chabbat
- Récapitulatif des chitot et conclusion halakhique
📜 Le texte du Choulhan Aroukh — 5 seifim
עירבו ואח״כ נתקלקל העירוב ובא א' מבני החצר לחזור ולתקנו אם בא לערב ממין הראשון אפי כלה א״צ להודיע ואפי' מערב עליהם משלהם ואם בא לערב ממין אחר אם כלה הראשון צריך להודיע להם אם מערב משלהם ואם משלו א״צ להודיעם כלל ואם לא כלה הראשון אלא נתמעט אע״פ שמערב משלהם א״צ להודיעם:
résumé : chapeau du siman, puis le séif א. On a fait l'érouv, puis il s'est abîmé, et un habitant vient le refaire. De la même espèce : il n'a pas besoin de prévenir, même si le premier est épuisé et même s'il fait l'érouv de ce qui est aux habitants. D'une autre espèce : si le premier est épuisé, il doit prévenir quand il prend de ce qui est à eux, et non quand il prend du sien. Si le premier n'est que diminué : pas besoin de prévenir, même avec ce qui est à eux.
résumé : des habitants se sont ajoutés à la cour ; si la maison est ouverte sur deux cours, il faut prévenir, car peut-être ne veulent-ils pas faire l'érouv avec ceux-ci.
résumé : la mesure de l'érouv à son commencement. Dix-huit participants ou moins : une figue sèche (grogueret) pour chacun. Plus de dix-huit, même mille ou davantage : la nourriture de deux repas, soit dix-huit figues sèches, comme six œufs ; et certains disent comme huit œufs.
résumé : l'érouv qui a diminué en deçà de sa mesure après l'entrée du premier Chabbat, s'il en reste une quantité quelconque, est valable aussi pour les autres Chabbatot.
résumé : le pain de l'érouv qui a moisi et n'est plus mangeable est comme épuisé : il faut refaire l'érouv. Le Rama : d'où la coutume de faire l'érouv d'une galette de matsa, qui ne moisit pas vite et qu'on garde à Pessa'h et toute l'année ; cela vaut mieux, pour qu'on n'oublie pas ; qui veut faire l'érouv chaque veille de Chabbat le peut ; et il renvoie au siman שצ״ד.
1. La sougya — la Michna d'Érouvin 80b et la question « de quoi parle-t-on ? »
La Michna
La source du siman est la Michna d'Érouvin 80b : « נִתְמַעֵט הָאוֹכֶל — מוֹסִיף וּמְזַכֶּה, וְאֵין צָרִיךְ לְהוֹדִיעַ. נִתּוֹסְפוּ עֲלֵיהֶן — מוֹסִיף וּמְזַכֶּה, וְצָרִיךְ לְהוֹדִיעַ » (עירובין פ׳ ע״ב) — la nourriture [de l'érouv] a diminué : il ajoute, fait acquérir, et n'a pas besoin de prévenir ; [des habitants] se sont ajoutés : il ajoute, fait acquérir, et doit prévenir. Pour la première moitié, Rachi donne la raison : « שהרי כולן נתרצו בתחלה » (רש״י עירובין פ׳ ע״ב) — tous ont consenti au début.
La Guemara
La Guemara demande de quel cas parle la Michna : « בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּמִין אֶחָד, מַאי אִירְיָא נִתְמַעֵט? אֲפִילּוּ כָּלָה נָמֵי » (עירובין פ׳ ע״ב) — si c'est d'une seule espèce, pourquoi dire « a diminué » ? Même épuisé, ce serait pareil ! Et dans l'autre sens : « אֶלָּא בִּשְׁנֵי מִינִין, אֲפִילּוּ נִתְמַעֵט נָמֵי לָא » (עירובין פ׳ ע״ב) — si c'est de deux espèces, même diminué, ce ne devrait pas être permis sans prévenir ; car une baraïta enseigne : « כָּלָה הָאוֹכֶל, מִמִּין אֶחָד — אֵין צָרִיךְ לְהוֹדִיעַ, מִשְּׁנֵי מִינִים — צָרִיךְ לְהוֹדִיעַ » (עירובין פ׳ ע״ב). Elle répond de deux façons : « אִיבָּעֵית אֵימָא: מִמִּין אֶחָד, מַאי נִתְמַעֵט — נִתְמַטְמֵט » (עירובין פ׳ ע״ב) — d'une seule espèce, et « a diminué » veut dire « a été entièrement réduit » (Rachi : נתמטמט - כלה לגמרי) ; « וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מִשְּׁנֵי מִינִין, כָּלָה שָׁאנֵי » (עירובין פ׳ ע״ב) — ou bien de deux espèces, et l'érouv épuisé est un autre cas.
Le séif א du Mehaber réunit la baraïta et cette lecture de la seconde réponse. De la même espèce, même épuisé : « אם בא לערב ממין הראשון אפי כלה א״צ להודיע ואפי׳ מערב עליהם משלהם » (שו״ע או״ח שס״ח:א) ; d'une autre espèce, épuisé : « ואם בא לערב ממין אחר אם כלה הראשון צריך להודיע להם אם מערב משלהם » (שו״ע או״ח שס״ח:א) ; seulement diminué : « ואם לא כלה הראשון אלא נתמעט אע״פ שמערב משלהם א״צ להודיעם » (שו״ע או״ח שס״ח:א). Ce que ni la Michna ni la baraïta ne disent en toutes lettres — que la différence entre « du sien » et « de ce qui est à eux » compte —, c'est l'objet de la section 3.
2. Prendre le pain des habitants — le Taz et le siman שס״ז
Le séif א dispense de prévenir quand on refait l'érouv de la même espèce, « ואפי׳ מערב עליהם משלהם » (שו״ע או״ח שס״ח:א). Comment prend-on ce qui est à eux ? Le Taz y attache une condition, qu'il tire de la fin du siman précédent : « כ״כ סוף סימן שס״ז דלקיחת הפת אין להם ליקח מבית בע״ה אלא בידיעת א׳ מבני הבית » (ט״ז או״ח שס״ח ס״ק ב). Le passage du siman שס״ז auquel il renvoie est : « בני החצר אין יכולים ליקח פתו מביתו לערב שלא מדעת אחד מבני הבית אפילו רגיל עמהם ואוסר עליהם » (שו״ע או״ח שס״ז:א).
Le Biour Halakha, sur les mots ואפילו מערב עליהם משלהם, explique pourquoi la Michna Beroura n'a pas recopié le Taz : « עיין בט״ז ולא העתקתיו במ״ב משום שהשיגו עליו הרבה אחרונים וגם הפמ״ג היסב דבריו לכונה אחרת » (ביאור הלכה שס״ח) — beaucoup d'Aharonim l'ont contesté, et le Pri Megadim a ramené ses mots à un autre sens. Le Biour Halakha ne dit pas ici en quoi consiste la contestation.
3. Deux lectures de la Michna — Rachi et le Rambam
Le Biour Halakha range les avis sur la fin du séif, ואם משלו א״צ להודיעם כלל :
- « הנה המחבר העתיק לשון הטור וכן הוא ג״כ דעת רש״י ורבינו יהונתן כמו שכתב בב״י » (ביאור הלכה שס״ח) ;
- « אבל דעת הר״ח אינו כן כמו שכתב בהדיא וכן הוא ג״כ דעת הרמב״ם דבבית הפתוח לשתי חצרות צריך להודיעו ככל גווני » (ביאור הלכה שס״ח) — selon celui que le Biour Halakha nomme הר״ח, et selon le Rambam, dans ce cas (une autre espèce, la première épuisée), celui dont la maison ouvre sur deux cours doit être prévenu, qu'on fasse l'érouv du sien ou de ce qui est à eux.
- « וכ״מ בעבוה״ק להרשב״א דכל סוגית הש״ס בזה איירי במערב משלו ואפ״ה אמרינן בסוגיא דבשני מינין היכי דכלה צריך להודיעם » (ביאור הלכה שס״ח) — c'est aussi ce qui ressort, selon lui, de l'Avodat HaKodech du Rachba : toute la sougya parle de celui qui fait l'érouv du sien, et elle dit pourtant qu'avec deux espèces, quand la première est épuisée, il faut prévenir.
Et il conclut : « ומ״מ לדינא אין לזוז מדברי השו״ע מאחר שהרבה פוסקים מקילין בעיקר דין זה אפילו במערב משלהם לדידן דפסקינן דבית הפתוח לשתי חצרות ועירב עם שתיהן מותר בזה ובזה עיין ברשב״א וריטב״א א״כ עכ״פ במערב משלו אין להחמיר » (ביאור הלכה שס״ח) — en droit, on ne s'écarte pas des paroles du Choulhan Aroukh, puisque beaucoup de poskim sont souples sur le principe même de cette règle, même quand on fait l'érouv de ce qui est aux habitants, pour nous qui tenons que la maison ouverte sur deux cours, qui a fait l'érouv avec l'une et l'autre, est permise dans l'une et l'autre (il renvoie au Rachba et au Ritva) ; donc, du moins quand on le fait du sien, il n'y a pas lieu d'être strict.
4. La hakira de fond — suite du premier érouv, ou nouveau commencement ?
חקירה — quand on refait ou complète un érouv, l'érouv refait est-il la suite du premier, porté par le consentement donné au départ, ou un nouveau commencement, qui demande ce que demande tout érouv à son début ? On trouve chez la Michna Beroura des raisons des deux sortes, chacune à sa place.
- La suite — sur א״צ להודיע, au nom du Levouch : « דמוקמינן אחזקתיה דודאי יתרצו כולם ממין זה כמו שנתרצו מתחלה » (משנה ברורה שס״ח ס״ק ב) ; sur l'érouv refait du sien : « לפי שבודאי יתרצו שיערב עליהם בכל המינים שירצה כיון שהם אינם נותנים כלום וכבר נתרצו לערב יחד » (משנה ברורה שס״ח ס״ק ה) ; sur l'érouv seulement diminué : « דבודאי יתרצו להשלים העירוב » (משנה ברורה שס״ח ס״ק ז).
- Le commencement — sur l'autre espèce, le premier étant épuisé : « דכיון שכבר כלה המין הראשון הו״ל כמערב לכתחלה » (משנה ברורה שס״ח ס״ק ד) ; et sur les habitants ajoutés : « דהוספה זו ג״כ כתחלת עירוב הוא » (משנה ברורה שס״ח ס״ק ט).
Où passe la limite dans le temps ? La Michna Beroura : « דאלו נתמעט קודם שקידש עליו היום הו״ל כתחלת עירוב אף שכבר הניחו לשם עירוב » (משנה ברורה שס״ח ס״ק י״ד) — diminué avant l'entrée du Chabbat, c'est encore le commencement de l'érouv, même s'il a déjà été déposé comme érouv. Le Choulhan Aroukh HaRav le dit dans ses propres mots : « שֶׁתְּחִלַּת הָעֵרוּב הוּא תְּחִלַּת כְּנִיסַת הַשַּׁבָּת » (שו״ע הרב שס״ח:ג).
נפקא מינה — celui dont la maison ouvre sur deux cours, et qu'on devait prévenir au début de l'érouv. L'érouv s'est abîmé, et on le refait de la même espèce : faut-il le prévenir de nouveau ? Le Choulhan Aroukh HaRav répond par la raison de la suite : « אֵין צָרִיךְ לְהוֹדִיעַ לוֹ כְּשֶׁנִּתְקַלְקֵל וְחוֹזֵר וּמְתַקְּנִים אוֹתוֹ, שֶׁכֵּיוָן שֶׁכְּבָר נִתְרַצָּה בּוֹ בַּתְּחִלָּה, מִן הַסְּתָם גַּם עַכְשָׁו יִתְרַצֶּה בּוֹ » (שו״ע הרב שס״ח:א). Pour les habitants ajoutés, le Beit Yossef écrit au nom du Ritva : « וכתבתי שם בשם הריטב״א שצריך שבשעת הוספת הדיורין יהיה קיים כשיעור דלדידהו הוי תחלת עירוב » (בית יוסף או״ח שס״ח), et la Michna Beroura les range sous le commencement (ס״ק ט, section 5).
5. Les habitants ajoutés — du sien ou de ce qui est à eux
Le Tour, que le séif ב résume, écrit : « וכן אם נתוספו עליהם דיורים צריך להודיעם דשמא אינן חפצים בעירוב וה״מ בבית שפתוח לב׳ חצרות דאיכא למימר שמא לא ניחא להו לערב עם אלו אבל אם אינו פתוח אלא לזה החצר א״צ להודיעם שמערבין עירובי חצרות שלא לדעת היכא שהוא פתוח לחצר אחד » (טור או״ח שס״ח). Le Beit Yossef rapporte que la Guemara (81b), à propos de la parole de Rabbi Yehouda, a établi la Michna dans le cas d'une cour entre deux impasses : « בחצר שבין ב׳ מבואות שמתוך שאתה מתירו במבוי זה אתה אוסרו במבוי זה אבל אם אינו פתוח אלא למבוי אחד א״צ להודיע משום דזכות הוא לו וזכין לאדם שלא בפניו » (בית יוסף או״ח שס״ח). Sur la Michna elle-même, Rachi nomme ceux qu'on prévient : « לדיורין שניתוספו אם דעתן בעירוב וכגון שמערב משלהן » (רש״י עירובין פ׳ ע״ב).
Le Beit Yossef rapporte deux lectures de la seconde moitié de la Michna, celle des habitants ajoutés (« il ajoute, fait acquérir, et doit prévenir »).
- Rachi — la Michna dit deux choses : « ותרתי קתני מוסיף ומזכה אם משלו מערב וצריך להודיע אם משלהם מערב » (בית יוסף או״ח שס״ח) — « il ajoute et fait acquérir » quand il fait l'érouv du sien, « et il doit prévenir » quand il le fait de ce qui est à eux.
- Le Rambam — « אבל מדברי הרמב״ם בפ״ה מה״ע משמע שאינו מפרש כפירש״י אלא דחדא קתני מוסיף ומזכה משלו וצריך להודיע אע״פ שהעירוב שלו משום דדילמא לא ניחא להו בהאי פתחא » (בית יוסף או״ח שס״ח) — il lit une seule chose : il ajoute et fait acquérir du sien, et doit prévenir même si l'érouv est à lui, car peut-être ne veulent-ils pas de cette porte-là.
מחלוקת — celui qui complète l'érouv pour les habitants ajoutés, en le faisant du sien, doit-il prévenir ?
- Rachi, et Rabbénou Yehonatan (rapporté par le Beit Yossef) quand on ajoute du sien aux pains de l'érouv dans un même récipient — non : Rachi, sur la Michna, « ותרתי קתני מוסיף ומזכה אם משלו מערב וצריך להודיע אם משלהן מערב » (רש״י עירובין פ׳ ע״ב) ; Rabbénou Yehonatan, « ובנתוספו דיורין אם משלו מוסיף על ככרות העירוב ומשים בכלי אחד א״צ להודיע לדיורין הנוספים אם משלהם צריך להודיע אם יתרצו בעירוב » (בית יוסף או״ח שס״ח).
- Le Magen Avraham — oui : « אפי׳ רוצה לערב משלו דשמא לא ניחא להם ואם הם במבוי א׳ ורוצ׳ לערב משלהם צריך להודיעם דהו״ל כתחלת עירוב וכ״מ בטור ודברי הרר״י צ״ע שכתב דאם מערב משלו א״צ להודיע וכ״מ ברי״ו ע״ש וצ״ע למה » (מגן אברהם שס״ח ס״ק א) — même s'il veut faire l'érouv du sien, il faut les prévenir, car peut-être ne le veulent-ils pas ; et s'ils sont dans une seule impasse et qu'il veut faire l'érouv de ce qui est à eux, il faut les prévenir, car c'est comme le commencement de l'érouv, et c'est ce qui ressort du Tour. Il s'étonne ensuite de celui qu'il nomme הרר״י, qui dispense de prévenir quand on fait l'érouv du sien, ajoute que c'est aussi ce qui ressort de celui qu'il nomme רי״ו, et laisse la question ouverte. Sur Sefaria, ce ס״ק est ancré au séif ב. La première décision est aussi la forme du Rambam, qui parle de faire acquérir et écrit pourtant : « נִתְוַסְּפוּ שְׁכֵנִים בֶּחָצֵר זוֹ מְזַכֶּה לָהֶם וְצָרִיךְ לְהוֹדִיעָם » (הלכות עירובין פ״ה ה״ו).
La Michna Beroura suit le Magen Avraham — « וצריך לעשות עירוב דוקא בידיעתם אבל שלא בידיעתם לא ואפילו אם מערב עתה משלו » (משנה ברורה שס״ח ס״ק ט) — et rapporte l'autre avis : « ויש מקילין שיכול לערב משלו בכל גווני » (משנה ברורה שס״ח ס״ק ט).
6. La mesure — dix-huit, deux repas, six ou huit œufs
La Michna (Érouvin 80b) : « כַּמָּה הוּא שִׁיעוּרָן? בִּזְמַן שֶׁהֵן מְרוּבִּין — מְזוֹן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת לְכוּלָּם. בִּזְמַן שֶׁהֵן מוּעָטִין — כִּגְרוֹגֶרֶת לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד » (עירובין פ׳ ע״ב). La Guemara fixe le seuil, et se reprend aussitôt — dix-huit, et pas davantage ? dis : à partir de dix-huit : « כַּמָּה הוּא מְרוּבִּין? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה בְּנֵי אָדָם. שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה, וְתוּ לָא: אֵימָא מִשְּׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה וְאֵילָךְ » (עירובין פ׳ ע״ב) ; elle demande ensuite pourquoi Rav Yehouda (au nom de Chemouel) a retenu ce nombre : « וּמַאי שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה דְּנָקֵט » (עירובין פ׳ ע״ב), et Rav Yits'hak fils de Rav Yehouda l'explique : « כׇּל שֶׁאִילּוּ מְחַלְּקוֹ לִמְזוֹן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת בֵּינֵיהֶן וְאֵין מַגַּעַת גְּרוֹגֶרֶת לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד — הֵן הֵן מְרוּבִּין, וְסַגִּי בִּמְזוֹן שְׁתֵּי סְעוּדוֹת » (עירובין פ׳ ע״ב) ; d'où « וְאַגַּב אוֹרְחֵיהּ קָא מַשְׁמַע לַן דִּשְׁתֵּי סְעוּדוֹת הָוְיָין שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה גְּרוֹגְרוֹת » (עירובין פ׳ ע״ב).
Les deux mesures ne s'ajoutent pas : la mesure est la plus petite des deux, car chacune est dite pour alléger. Rachi : « דלקולא קתני בזמן שהם מרובים דגרוגרת דידהו הוי יותר מב׳ סעודות סגי בב׳ סעודות ולא בעינן גרוגרת לכל חד וחד כשהן מועטים דלא מטי גרוגרת דידהו לב׳ סעודות סגי בגרוגרת לכל אחד ולקולא » (רש״י עירובין פ׳ ע״ב). Et la Michna Beroura, sur le séif ג : « ר״ל דשיעור שמנה עשר גרוגרות הוא שיעור היותר גדול שהוא שיעור שתי סעודות ובשיעור הזה די אפילו לאלף » (משנה ברורה שס״ח ס״ק י). Le Tour écrit le seuil à l'unité près : « בזמן שהן עד שמנה עשר ושמנה עשר בכלל שיעורו כגרוגרת לכל אחד » (טור או״ח שס״ח).
Six œufs ou huit — le séif écrit כששה ביצים puis וי״א שהם כשמונה ביצים.
- Le Rambam, pour la mesure du chitouf : « שְׁתֵּי סְעֻדּוֹת שֶׁהֵן כִּשְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה גְּרוֹגָרוֹת שֶׁהֵן כְּשֵׁשׁ בֵּיצִים בֵּינוֹנִיּוֹת » (הלכות עירובין פ״א ה״ט).
- Le Tour, selon le Beit Yossef : « ולדעת רבינו בסי׳ ת״ט הם כח׳ ביצים » (בית יוסף או״ח שס״ח).
- La Michna Beroura : six œufs « היינו בקליפתן » (משנה ברורה שס״ח ס״ק י״א) ; et sur les huit : « ולכתחלה נכון לנהוג כן ובדיעבד די כששה ביצים » (משנה ברורה שס״ח ס״ק י״ב).
- Le Magen Avraham tire une conséquence de la mesure de six : « ולפי זה צ״ל דגרוגרת קטן מכזית » (מגן אברהם שס״ח ס״ק ב).
Le Choulhan Aroukh HaRav rapporte les deux mesures, la seconde sous le nom de « certains disent » : « שֶׁהֵם כְּשִׁשָּׁה בֵּיצִים בֵּינוֹנִית פַּת » (שו״ע הרב שס״ח:ג) et « וְיֵשׁ אוֹמְרִים שֶׁב׳ סְעֻדּוֹת הֵן כִּשְׁמוֹנֶה בֵּיצִים » (שו״ע הרב שס״ח:ג). Le site ne convertit pas ces mesures en unités actuelles.
La mesure vaut-elle pour l'érouv des cours ? — le Beit Yossef :
- pour le Tour : « ודעת רבינו כדעת הראב״ד בפ״א מה״ע שאף לעירובי חצירות בעינן שיעור כמו בשיתוף » (בית יוסף או״ח שס״ח) ;
- pour le Rambam : « אבל מדברי הרמב״ם שם משמע שדי לכל אחד בככר כאיסר ואפילו אין בו כגרוגרת » (בית יוסף או״ח שס״ח). Le Rambam écrit en effet, pour l'érouv des cours : « הָיְתָה שְׁלֵמָה וְהִיא כְּאִיסָר מְעָרְבִין בָּהּ » (הלכות עירובין פ״א ה״ח).
Rachi, sur la Michna כִּכָּר כְּאִיסָּר וְהוּא שָׁלֵם, demande la mesure : « ובלבד שיהיו שם ככרות הרבה כגרוגרת לכל אחד ואחד » (רש״י עירובין פ׳ ע״ב). Comme le Tour (et le Raavad, selon le Beit Yossef), le séif ג du Mehaber exige une mesure pour l'érouv des cours. Pour les œufs, il écrit sans attribution six, la mesure que le Beit Yossef donne au nom du Rambam, et donne huit, celle qu'il donne au nom du Tour, sous וי״א : « וכתב הרמב״ם בפ״א מה״ע די״ח גרוגרות הם כששה ביצים בינונים ולדעת רבינו בסי׳ ת״ט הם כח׳ ביצים » (בית יוסף או״ח שס״ח).
7. Les restes de l'érouv — Rabbi Yossé, et « pour que les enfants n'oublient pas »
La Michna poursuit : « אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בִּתְחִילַּת עֵירוּב, אֲבָל בִּשְׁיָרֵי עֵירוּב — כׇּל שֶׁהוּא » (עירובין פ׳ ע״ב), et elle ajoute : « וְלֹא אָמְרוּ לְעָרֵב בַּחֲצֵירוֹת אֶלָּא כְּדֵי שֶׁלֹּא לְשַׁכֵּחַ אֶת הַתִּינוֹקוֹת » (עירובין פ׳ ע״ב). Rachi explique ces derniers mots : « תורת עירובי חצירות מהתינוקות הבאין הלכך מקילינן ביה » (רש״י עירובין פ׳ ע״ב). Rabbénou Yehonatan, cité par le Beit Yossef, fixe la limite au premier Chabbat : « בשיורי עירוב שנתמעט משיעורו משנכנס בשבת ראשון כל שהוא וא״צ להוסיף עליו אפי׳ לשבת הבאה ואם נתמעט קודם שנכנס שבת ראשון תחלת עירוב קרינן ביה » (בית יוסף או״ח שס״ח).
חקירה — pourquoi un reste quelconque suffit-il ?
- Premier côté — la mesure est une loi du commencement. La Michna Beroura : « דלא צריכא שיעור אלא בתחלה ובין בע״ח ובין בשיתופי מבואות » (משנה ברורה שס״ח ס״ק ט״ו). Selon ce côté, la règle vaut pour l'érouv des cours comme pour le chitouf.
- Second côté — c'est un allègement propre à l'érouv des cours, qui n'existe que « pour que les enfants n'oublient pas » quand le chitouf est fait. Le Magen Avraham : « ומ״מ נ״ל דאם לא נשאר בו כשיעור פסול דדוקא כשעושין שיתוף אז העירוב רק שלא לשכח התינוקות לכן כשר בכל שהוא אבל לדידן פסול » (מגן אברהם שס״ח ס״ק ג).
נפקא מינה — quand on fait ensemble l'érouv et le chitouf. La Michna Beroura rapporte le Magen Avraham : la règle des restes ne valait qu'au temps du Talmud, « שהיו עושין עירובי חצרות ושיתופי מבואות כ״א בפני עצמו » (משנה ברורה שס״ח ס״ק ט״ז).
Le Biour Halakha montre que l'avis du Magen Avraham a une source : « ולאו דברי עצמו הוא דבאמת מבואר כן בדברי ר׳ יהונתן בסוגיא זו וכן הוא דעת רש״י במתני׳ שם דהאי ולא אמרו אדברי ר׳ יוסי קאי » (ביאור הלכה שס״ח), et rattache d'abord l'avis contraire au Tour (il poursuit avec d'autres sources, notamment l'Avodat HaKodech du Rachba) : « ומ״ש שיש חולקין הוא דעת הטור שפסק בסי׳ שפ״ז דסומכין על שיתוף במקום עירוב והכא פוסק כר״י דשיורו בכל שהוא » (ביאור הלכה שס״ח). Sa conclusion : « וע״כ נראה דיש להקל בזה בשעת הדחק » (ביאור הלכה שס״ח), et « ולכתחלה בודאי נכון ליזהר בזה » (ביאור הלכה שס״ח). La Michna Beroura, de même : « ולכתחלה בודאי צריך ליזהר להוסיף עד כשיעור » (משנה ברורה שס״ח ס״ק ט״ז).
8. Le pain rompu — entier au moment où on le dépose
Au siman שס״ו, le Mehaber a écrit : « אין מערבין בפרוסה » (שו״ע או״ח שס״ו:ו). La Guemara (Érouvin 81a) donne deux raisons, l'une pour le morceau : « וּפְרוּסָה מַאי טַעְמָא לָא? אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בֶּן שָׁאוּל אָמַר רַבִּי: מִשּׁוּם אֵיבָה » (עירובין פ״א ע״א), l'autre pour le cas où tous ont donné des morceaux : « עֵירְבוּ כּוּלָּן בִּפְרוּסוֹת מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: שֶׁמָּא יַחְזוֹר דָּבָר לְקִלְקוּלוֹ » (עירובין פ״א ע״א). Le reste de l'érouv peut-il être un morceau ? Le Taz : « ומ״ש בסי׳ שס״ו שאין מערבין בפרוסה היינו בשבת ראשון » (ט״ז או״ח שס״ח ס״ק ג) — sa formule nomme le premier Chabbat (בשבת ראשון), et non, comme la Michna Beroura plus bas, le moment où l'on dépose l'érouv (בשעה שהניחה) ; elle ne dit pas ce qu'il en est d'un pain rompu avant l'entrée du premier Chabbat, et la page ne range pas le Taz parmi les avis qui suivent.
Le pain de l'érouv qui s'est rompu — le Magen Avraham rapporte deux avis.
- Le Maharil — valable : « ואם נשבר העירוב אפילו קודם שנכנס שבת ראשונה שרי כיון דבשעת הנחה הי׳ שלם » (מגן אברהם שס״ח ס״ק ג).
- Une réponse que le Magen Avraham désigne par רמ״מ — il est bon d'en faire un autre : « ובתשו׳ רמ״מ כ׳ דאם נשבר אפילו אחר שבת ראשונה טוב לעשות אחר » (מגן אברהם שס״ח ס״ק ג), et le texte qu'il cite, jusqu'à עכ״ל, propose deux raisons à cet avis : « וטעמו דהא דתנן נשתייר כל שהוא כשר היינו שלם » (מגן אברהם שס״ח ס״ק ג) — le כל שהוא de la Michna serait un pain entier —, ou bien « א״נ דכל שנשבר קודם השבת ויש שהות לעשות אחר מקרי תחילת עירוב » (מגן אברהם שס״ח ס״ק ג) — un pain brisé avant le Chabbat, quand on a encore le temps d'en faire un autre, est appelé un début d'érouv. Le Magen Avraham y oppose d'abord que R. Yossef Karo a tranché expressément : « והנה הרב״י פסק בהדיא דכשר אף לשאר שבתו׳ » (מגן אברהם שס״ח ס״ק ג), puis juge la première raison forcée : « גם מ״ש דכל שהוא היינו שלם הוא דוחק בעיני » (מגן אברהם שס״ח ס״ק ג).
Le Magen Avraham tranche : « לכן נ״ל כמהרי״ל דכיון שבשעת הנחה היה שלם תו לא גזרינן שמא יחזור הדבר לקלקולו » (מגן אברהם שס״ח ס״ק ג). Il ajoute aussitôt une réserve sur le reste qui n'a plus sa mesure : « ומ״מ נ״ל דאם לא נשאר בו כשיעור פסול » (מגן אברהם שס״ח ס״ק ג) ; elle suit immédiatement sa décision sur le pain rompu, et il propose d'y voir la raison de רמ״מ, plus strict, pour qui même un morceau qui a sa mesure ne permet pas d'alléger : « ואפשר דזהו טעמו של רמ״מ בסימן נ״ח דמסיק דכל רבותיו נהגו לעשו׳ אחר דס״ל דגם בפרוסה אין להקל אפי׳ יש בו כשיעו׳ » (מגן אברהם שס״ח ס״ק ג). La page ne tranche pas la portée exacte de cette réserve ; elle est citée en entier et expliquée à la section 7. La Michna Beroura : « היינו כשהיתה פרוסה בשעה שהניחה לשם עירוב משא״כ הכא שנפרסה אח״כ לית לן בה ומ״מ יש מחמירין בשנפרסה קודם בין השמשות כיון שיש שהות עדיין להניח ככר אחר שלם » (משנה ברורה שס״ח ס״ק י״ז).
9. Le pain qui moisit — ce qui n'est plus mangeable
יסוד — l'érouv doit pouvoir être mangé au moment où le Chabbat entre. Le Rambam : « וּלְעוֹלָם צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא הָעֵרוּב אוֹ הַשִּׁתּוּף מָצוּי וְאֶפְשָׁר לְאָכְלוֹ כָּל בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת » (הלכות עירובין פ״א הכ״א). La Michna Beroura applique ce critère au pain de l'érouv dont on ne sait quand il a moisi (ס״ק כ, ci-dessous).
Le Beit Yossef rapporte ce passage, qu'il clôt par עכ״ל — le ומיהו נ״ל est donc de l'auteur qu'il cite : « אם נתעפש פת העירוב ונפסל מלאכול הרי הוא כמי שכלה כולה לגמרי וצריכים לערב מחדש אבל אם לא נפסל כ״כ אפילו נשתייר בו פורתא אין צריכין להוסיף דסוף עירוב בכל דהו ומיהו נ״ל שאמר בתוספות שאם נתוספו דיורין לאחר שנתמעט האוכל צריכין להוסיף דכיון דנתוספו ה״ז להם כתחלת עירוב ולפיכך ראוי להוסיף דשמא יתוספו עליהם דיורין » (בית יוסף או״ח שס״ח) — la fin de ce passage est la hakira de la section 4 : pour les habitants ajoutés, c'est un commencement. Le Beit Yossef cite ce passage après avoir nommé תשובת הרמב״ן סימן רי״ב, et y renvoie plus loin par « וכבר כתבתי בסמוך בשם הרמב״ם » (בית יוסף או״ח שס״ח) : la page ne tranche pas entre les deux noms.
10. La glose du Rama — la matsa, ou l'érouv de chaque veille de Chabbat
Le Rama tire du séif ה une coutume : « ולכן נהגו לעשות העירוב חלת מצה שאינה ממהרת להתעפש » (רמ״א או״ח שס״ח:ה), la juge meilleure — « וזה טוב יותר מלערב כל שבת ושבת שלא ישכחו מלערב » (רמ״א או״ח שס״ח:ה) — et laisse le choix : « מיהו אם רוצים לערב כל ע״ש ולאכול העירוב כל שבת הרשות בידם » (רמ״א או״ח שס״ח:ה).
Le Taz — l'avis inverse : « ולעד״נ דיותר טוב לערב כל ע״ש דרוב פעמים שהמצה של העירוב מתקלקלת ומתעפשת מאורך הזמן ואינו ראוי לאכילה כלל והוה כלה לגמרי » (ט״ז או״ח שס״ח ס״ק ד). Il relève aussi une coutume qu'il interdit : « ועוד יש מנהג בקצת קהלות שבע״ש הגדול הולך השמש מבית לבית ונותן לכל א׳ קצת ממצת העירוב וזהו איסור דהרי באותה שבת אין שם עירוב כלל » (ט״ז או״ח שס״ח ס״ק ד). Et il donne la conduite du particulier : « והרוצה לעשות עצהי״ט יערב משלו בכל ע״ש ויזכ׳ ע״י אחר ובזה לא חיישי׳ לקלקול העירוב של בה״כ ולא יברך כיון שיש בבה״כ מצת העירוב והברכות אינם מעכבות » (ט״ז או״ח שס״ח ס״ק ד).
La Michna Beroura l'écrit au nom des Aharonim : « והאחרונים כתבו דיותר טוב לערב כל ע״ש » (משנה ברורה שס״ח ס״ק כ״א).
11. Récapitulatif des chitot et conclusion halakhique
Le fondement — la Michna d'Érouvin 80b, la Guemara qui la lit, et la question de savoir si l'érouv refait est la suite du premier ou un commencement :
- refaire de la même espèce, ou d'une autre : la baraïta et la seconde réponse de la Guemara, lues par Rachi (séif א) — section 1 ;
- prendre le pain dans leurs maisons : la condition du Taz, que la Michna Beroura n'a pas recopiée (Biour Halakha) — section 2 ;
- « du sien » et « de ce qui est à eux » : notamment Rachi, Rabbénou Yehonatan, le Tour et le Mehaber, contre celui que le Biour Halakha nomme הר״ח, le Rambam et l'Avodat HaKodech du Rachba, selon le Biour Halakha (séif א) — section 3 ;
- la suite ou le commencement : les raisons de la Michna Beroura (ס״ק ב, ד, ה, ז, ט, י״ד) — section 4 ;
- les habitants ajoutés, quand on complète du sien : notamment Rachi, Rabbénou Yehonatan (quand on ajoute aux pains de l'érouv dans un même récipient) et ce que le Magen Avraham dit ressortir de רי״ו, contre, notamment, le Magen Avraham, le Rambam tel que le lit le Beit Yossef, le Choulhan Aroukh HaRav (368:2) et la Michna Beroura ; et, selon le Magen Avraham, aussi quand ils sont dans une seule impasse et qu'on fait l'érouv de ce qui est à eux ; le Magen Avraham ajoute que c'est ce qui ressort du Tour (וכ״מ בטור), sans préciser pour laquelle de ces deux décisions (séif ב) — section 5 ;
- la mesure : dix-huit, deux repas, six ou huit œufs (séif ג) — section 6 ;
- les restes : Rabbi Yossé ; la réserve du Magen Avraham quand érouv et chitouf se font ensemble ; le Biour Halakha (séif ד) — section 7 ;
- le pain rompu : le Maharil et la réponse que le Magen Avraham désigne par רמ״מ — section 8 ;
- le pain moisi, et le doute (séif ה) — section 9 ;
- la glose du Rama, et l'avis du Taz que la Michna Beroura attribue aux Aharonim — section 10.
Pour la halakha lema'asseh, consulte ton Rav ; l'usage de la communauté compte aussi.
Pour aller plus loin
Niveau 3 — Synthèse : récapitulatif structuré, repères mnémotechniques, arbres de décision et règles pratiques.
Niveau 4 — Daat HaRav : la chita de l'Admour HaZaken (Choulhan Aroukh HaRav, 4 séifim sur ce siman).