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DAAT · NIVEAU 1 — INITIATION

Siman ש״פ · 4 séifim du Choulhan Aroukh

La renonciation au domaine (bitoul rechout) — pour découvrir et comprendre
סימן ש״פ
דיני ביטול רשות
🌱 Niveau Initiation · מתחילים
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Première approche du Siman ש״פ : texte hébreu intégral du Mehaber, traduction française, explications des concepts halakhiques, cas pratiques et synthèse.

Sujet : la renonciation au domaine (bitoul rechout) — l'habitant de la cour qui n'a pas fait l'érouv renonce à son domaine en faveur des autres ; ce que la renonciation permet, selon notamment qu'elle porte aussi sur sa maison, et qu'elle est faite par un seul ou par plusieurs
Source : שולחן ערוך אורח חיים סימן ש״פ (4 séifim du Choulhan Aroukh, sans glose introduite par הגה ; 7 dans le Choulhan Aroukh HaRav, découpés autrement, étudiés au niveau 4)

Compilation : רב יוסף חיים סממה
DAAT · daattorah.com

📑 Plan de l'étude

1. Le texte du Choul'han Aroukh — les 4 séifim du Mehaber
2. Le contexte général : pourquoi ce siman, quelle est la question ?
3. Les concepts-clés halakhiques de ce siman
4. Le détail des seifim — un par un
5. Le Mishnah Berurah — premières entrées
6. La position du Rama — et les réserves des commentateurs
7. Cas pratiques modernes
8. Synthèse pratique et règles à retenir
9. Questions de compréhension

1. Le texte du Choul'han Aroukh

Le siman ש״פ contient 4 séifim du Mehaber (Rabbi Yossef Karo). Aucune glose n'y est introduite par le mot הגה ; au séif ד, une mention entre parenthèses, en petits caractères, suivie de la source (ב״י), sans le mot הגה (voir la section 6). Objet du siman, selon son titre : les lois de la renonciation au domaine (dinei bitoul rechout). Le Choulhan Aroukh de l'Admour HaZaken compte 7 séifim pour ce siman, découpés autrement — le séif א du Mehaber y occupe les séifim 1 et 2, et le séif ד les séifim 5, 6 et 7 : sa numérotation est celle du niveau 4, pas celle de cette page.

Seif א

דיני ביטול רשות. ובו ד סעיפים:
א' מבני החצר ששכח ולא עירב עם האחרים אוסר עליהם מה תקנתם יבטל להם רשותו שיאמר רשותי מבוטל' לכם או קנויה לכם ואין צריך לקנו' בקנין סודר ויכול לבטל אף משתחשך ואם דר עם ארבעה או חמשה צריך לבטל לכל א' וא' שיאמר רשותי מבוטלת לך ולך וי״א שדי שיאמר רשותי מבוטל' לכולכם אם ביטל רשותו סתם לא ביטל אלא רשותו שיש לו בחצר הלכך הם מותרים להוציא מבתיהם לחצר וגם הוא שהוא אורח בעלמא אבל אסורין להוציא מביתו לחצר וגם הוא וי״א שצריך לנעול ביתו כדי שלא יבא להוציא באיסור ולא יפתחנו אלא כשרוצה לצאת ולבא וינעלנו מיד אחר צאתו ובואו:
Traduction : L'un des habitants de la cour qui a oublié et n'a pas fait l'érouv avec les autres leur interdit [le transport]. Quel est leur remède ? Qu'il renonce pour eux à son domaine (yevatel lahem rechouto), en disant : mon domaine vous est cédé (mevouttelet), ou vous est acquis (kenouya). Et il n'est pas besoin d'acquérir par un acte d'acquisition au moyen d'une étoffe (kinyan soudar). Et il peut renoncer même après la tombée de la nuit. Et s'il habite avec quatre ou cinq [personnes], il doit renoncer en faveur de chacun, en disant : mon domaine est cédé à toi et à toi ; et certains disent (yech omrim) qu'il suffit qu'il dise : mon domaine vous est cédé à vous tous. S'il a renoncé à son domaine sans précision (stam), il n'a renoncé qu'au domaine qu'il a dans la cour ; c'est pourquoi ils sont autorisés à transporter de leurs maisons à la cour, et lui aussi, car il n'y est qu'un simple invité (ore'h) ; mais ils sont interdits de transporter de sa maison à la cour, et lui aussi. Et certains disent qu'il doit verrouiller sa maison, pour ne pas en venir à transporter de façon interdite, et ne l'ouvrir que lorsqu'il veut sortir et entrer, et la verrouiller aussitôt après sa sortie et son entrée.
Ce que dit ce séif :

Seif ב

אם ביטל להם גם רשות ביתו מותרין בין הוא בין הם להוציא לחצר בין מביתו בין מבתיהם:
Traduction : S'il a renoncé pour eux aussi au domaine de sa maison, ils sont autorisés, lui comme eux, à transporter vers la cour, que ce soit de sa maison ou de leurs maisons.
Ce que dit ce séif :

Seif ג

אם אינו רוצה לבטל להם רשותו אלא להשכירו יש אומרים שמועיל כמו ביטול וי״א שאינו מועיל:
Traduction : S'il ne veut pas renoncer pour eux à son domaine, mais le [leur] louer : certains disent que cela est efficace, comme une renonciation ; et certains disent que ce n'est pas efficace.
Ce que dit ce séif :

Seif ד

אם בני החצר שעירבו מבטלים רשותם לאחר שלא עירב הוא מותר להוציא מביתו לחצר ולא מבתיהם (אם לא שבטלו בפירוש גם רשות ביתם) (ב״י) והם אסורים אף מביתו לחצר ולא אמרינן שיהיו כאורחים שאין רבים נעשו אורחים אצל יחיד וה״ה אם היו שנים לבד וביטל א' מהם לחבירו המבטל אסור אף בשל חבירו וחבירו מותר אף בשל עצמו וכן רבים שלא עירבו שנתנו רשותם לרבים שעירבו לפי שהיחיד נעשה אורח אצל הרבים ורבים אינם נעשים אורחים אפי' אצל הרבים ולא היחיד אצל היחיד שכחו שנים ולא עירבו יכולים לבטל רשותם שיבטל כ״א מהם רשותו לכל בני החצר בין אם מבטלים לרבים שעירבו ובלבד שכל אחד מהם יבטל לכל א' בין אם מבטלים לא' שלא עירב אבל אין מבטלין לשנים שלא עירבו בין אם מבטלים רבים ועירבו בין אם הוא יחיד שלא עירב שהרי אף לאחר שיבטלו להם הם שנים וא' אוסר על חבירו ואפילו אמר לא' אני מבטל לך על מנת שתחזור ותבטל לחבירך אינו מועיל:
Traduction : Si les habitants de la cour qui ont fait l'érouv renoncent à leur domaine en faveur d'un [habitant] qui n'a pas fait l'érouv, lui est autorisé à transporter de sa maison à la cour, mais non de leurs maisons — en petits caractères, entre parenthèses (sans le mot הגה) : (à moins qu'ils n'aient renoncé expressément aussi au domaine de leurs maisons) (Beit Yossef) — ; et eux sont interdits [de transporter], même de sa maison à la cour ; et l'on ne dit pas qu'ils seraient comme des invités, car plusieurs ne deviennent pas des invités auprès d'un seul. Et il en est de même s'ils n'étaient que deux et que l'un d'eux a renoncé en faveur de l'autre : celui qui renonce est interdit même dans ce qui est à son compagnon, et son compagnon est permis même dans ce qui est à lui-même. Et de même [pour] plusieurs qui n'ont pas fait l'érouv et qui ont donné leur domaine à plusieurs qui ont fait l'érouv ; car l'individu devient un invité auprès de plusieurs, mais plusieurs ne deviennent pas des invités, même auprès de plusieurs, ni l'individu auprès d'un individu. Deux ont oublié et n'ont pas fait l'érouv : ils peuvent renoncer à leur domaine, chacun d'eux renonçant à son domaine en faveur de tous les habitants de la cour — que ce soit en faveur de plusieurs qui ont fait l'érouv, pourvu que chacun d'eux renonce en faveur de chacun, ou en faveur d'un seul qui n'a pas fait l'érouv. Mais on ne renonce pas en faveur de deux qui n'ont pas fait l'érouv — que ceux qui renoncent soient plusieurs ayant fait l'érouv, ou un seul n'ayant pas fait l'érouv —, car même après qu'on aura renoncé en leur faveur, ils sont deux, et l'un interdit à l'autre. Et même s'il a dit à l'un : je renonce en ta faveur, à condition que tu renonces à ton tour en faveur de ton compagnon, ce n'est pas efficace.
Ce que dit ce séif :

2. Le contexte général

De quoi parle ce siman ?

La michna du traité Érouvin enseigne : « אַנְשֵׁי חָצֵר שֶׁשָּׁכַח אֶחָד מֵהֶן וְלֹא עֵירַב — בֵּיתוֹ אָסוּר מִלְּהַכְנִיס וּמִלְּהוֹצִיא לוֹ וְלָהֶם, וְשֶׁלָּהֶם מוּתָּרִין לוֹ וְלָהֶם » (עירובין ס״ט ע״ב), et poursuit : « נָתְנוּ לוֹ רְשׁוּתָן — הוּא מוּתָּר, וְהֵן אֲסוּרִין. הָיוּ שְׁנַיִם — אוֹסְרִין זֶה עַל זֶה » (עירובין ס״ט ע״ב). Elle rapporte aussi un désaccord sur le moment de la renonciation : « מֵאֵימָתַי נוֹתְנִין רְשׁוּת? בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מִבְּעוֹד יוֹם. בֵּית הִלֵּל אוֹמְרִים: מִשֶּׁחָשֵׁיכָה » (עירובין ס״ט ע״ב) ; le séif א écrit qu'il peut renoncer même après la tombée de la nuit.

La guemara, sur la même page, demande pourquoi ceux qui ont cédé leur domaine ne sont pas comme des invités chez lui, et répond : « חַד לְגַבֵּי חֲמִשָּׁה — הָוֵי אוֹרֵחַ, חֲמִשָּׁה לְגַבֵּי חַד — לָא הָוֵי אוֹרֵחַ » (עירובין ס״ט ע״ב). Le séif ד emploie la notion : שאין רבים נעשו אורחים אצל יחיד.

La question fondamentale : l'habitant de la cour qui n'a pas fait l'érouv interdit aux autres de transporter ; il peut renoncer à son domaine en leur faveur (séif א). Le siman précise notamment comment renoncer et en faveur de qui (séifim א et ד), ce que permet une renonciation qui ne porte que sur la cour ou aussi sur la maison (séifim א et ב), si l'on peut louer au lieu de renoncer (séif ג), et ce qui change quand ce sont plusieurs qui renoncent en faveur d'un seul, ou deux qui n'ont pas fait l'érouv (séif ד).

Place dans Hilkhot Érouvin

Dans l'index de Sefaria, la section הלכות עירובין du Choul'han Aroukh commence au siman 345. Le siman ש״פ suit le siman שע״ט · 379. La Michna Beroura du siman 371 y renvoie pour la renonciation au domaine : « עד שיבטל רשותו וכדלקמן בסי׳ ש״פ » (משנה ברורה שע״א ס״ק י״ט). Sur la prise de possession de la cour après la renonciation, la Michna Beroura de notre siman renvoie au siman 381 (ס״ק י״ב) ; sur l'invité, à la fin du siman 370 (ס״ק ז).

3. Les concepts-clés halakhiques

Quelques notions structurent ce siman :

Les notions essentielles du siman ש״פ :

4. Le détail des seifim — un par un

SeifContenu
אL'habitant qui a oublié de faire l'érouv interdit aux autres ; leur remède : qu'il renonce à son domaine en leur faveur, par une parole, sans acte d'acquisition, même après la tombée de la nuit. S'il habite avec quatre ou cinq, il doit renoncer en faveur de chacun ; selon certains, « à vous tous » suffit. Une renonciation sans précision ne porte que sur la cour : de leurs maisons à la cour, eux et lui transportent ; de sa maison à la cour, ni eux ni lui. Selon certains, il doit verrouiller sa maison.
בS'il a renoncé aussi au domaine de sa maison, lui comme eux transportent vers la cour, de sa maison comme de leurs maisons — selon la Michna Beroura, après que les habitants ont pris possession de son domaine ; et qu'il prenne garde à ne pas faire entrer de la cour dans sa maison avant qu'eux n'aient fait entrer de la cour dans la maison, sans dire laquelle (ס״ק י״ב) ; selon le Choulhan Aroukh HaRav, dans sa maison à lui (380:3 ; 381:1). Cela, quand il renonce en faveur de plusieurs (Magen Avraham, ס״ק ד) ; pour deux seulement, voir le séif ד.
גLouer son domaine au lieu d'y renoncer : selon certains, c'est efficace comme une renonciation ; selon d'autres, non.
דLes habitants qui ont fait l'érouv renoncent en faveur de celui qui ne l'a pas fait : lui transporte de sa maison à la cour, non de leurs maisons (sauf, selon la mention entre parenthèses, s'ils ont aussi renoncé expressément à leurs maisons) ; eux sont interdits même de sa maison, plusieurs ne devenant pas des invités auprès d'un seul. De même, pour deux seulement, et pour plusieurs sans érouv qui donnent leur domaine à plusieurs. Deux qui ont oublié peuvent renoncer, chacun en faveur de tous les habitants (en faveur de plusieurs qui ont fait l'érouv, chacun en faveur de chacun, ou en faveur d'un seul qui ne l'a pas fait), mais on ne renonce pas en faveur de deux qui ne l'ont pas fait, même sous condition qu'il renonce à son tour.
Le cœur du siman : celui qui n'a pas fait l'érouv interdit le transport dans la cour ; il peut se retirer de son domaine — selon la Michna Beroura, un simple retrait, qui n'exige pas d'acte d'acquisition (ס״ק ג). Le reste tient notamment à la question de savoir qui devient un invité auprès de qui : celui qui renonce devient un invité auprès des autres (séif א, pour leurs maisons ; séif ב, s'il a aussi renoncé à sa maison, selon la Michna Beroura, ס״ק י״ב) ; plusieurs ne deviennent pas des invités auprès d'un seul, et, selon le séif ד, un individu ne le devient pas auprès d'un individu — le Biour Halakha rapporte sur ce dernier point des avis contraires (section 6).

5. Le Mishnah Berurah — premières entrées

Le Mishnah Berurah de Rabbi Israël Méir Kagan (Hafets Haïm) compte 24 entrées sur ce siman. Voici les huit premières, sur le séif א — pour mieux comprendre le sens du texte :

משנה ברורה (א) — (א) ששכח ולא עירב - נקט ששכח לאשמועינן דאפילו בכה״ג אוסר כשלא ביטל אבל ה״ה דאפילו כשהזיד ולא עירב מהני ביטול:
משנה ברורה (ב) — (ב) אוסר עליהם - לטלטל מבתיהם לחצר:
משנה ברורה (ג) — (ג) וא״צ לקנות בק״ס - דהוא רק סילוק רשותא בעלמא שמסלק עצמו מרשותו כדי שלא יאסור עליהם ומה״ט מותר לבטל אף משתחשך:
משנה ברורה (ד) — (ד) לכל אחד ואחד - ולא אמרינן דכשביטל רשותו לאחד מהם דעתו לבטל לכל בני החצר כדי שלא יאסור עליהם ומה שאמר לאחד מהם במקום כולם אמר לו. ואם לא ביטל לכולם אף למי שביטל אסור:
משנה ברורה (ה) — (ה) וי״א שדי שיאמר וכו' - משמע דלדעה ראשונה לא מהני כשאמר לכולכם והטעם כתב הט״ז משום דבעלמא רובו ככולו וע״כ אי אמר לכולכם אפשר דכונתו רק על הרוב מהם ומה שכתב המחבר בריש הסעיף רשותי מבוטלת לכם התם מיירי שהיו רק שנים ולדינא מסיק הא״ר דהעיקר כהי״א דמהני גם כשאמר לכולכם וכ״ז כשעומד נגד כולם ואמר להם לשון זה:
משנה ברורה (ו) — (ו) רשותו סתם וכו' - וכ״ש אם אמר רשות חצרי מבוטלת לכם דאין הבית בכלל:
משנה ברורה (ז) — (ז) שהוא אורח בעלמא - ואורח אינו אוסר על בני החצר וגם הם אינם אוסרים עליו וכדלעיל בסוף סימן ש״ע ע״ש:
משנה ברורה (ח) — (ח) מביתו לחצר - שהרי לא ביטל להם רשות ביתו:

Pour le texte intégral des 24 entrées, consulte Sefaria : Mishnah Berurah 380.

6. La position du Rama

Dans le texte que sert Sefaria (édition Maginei Eretz), le Rama (Rabbi Moshe Isserles) n'a sur ce siman aucune glose introduite par le mot הגה. Au séif ד, une mention entre parenthèses, en petits caractères, sans le mot הגה, suivie de sa source (ב״י) ; le texte n'en nomme pas l'auteur. Les commentateurs ajoutent aussi des réserves aux séifim du Mehaber ; en voici plusieurs, séif par séif.

La mention entre parenthèses, et les réserves des commentateurs :

7. Cas pratiques modernes

Les situations ci-dessous rattachent chacune un cas à un séif nommé ; quand la situation est d'aujourd'hui, la ligne le dit : application du site, et non parole de la source.

SituationAnalyse rapide
Un habitant de la cour a oublié de prendre part à l'érouvSéif א : il interdit aux autres, et leur remède est qu'il renonce à son domaine en leur faveur, « ויכול לבטל אף משתחשך » (שו״ע או״ח ש״פ:א). S'il habite avec plusieurs, il doit renoncer en faveur de chacun ; sur la formule « à vous tous », voir la section 6 (Michna Beroura, ס״ק ה). Consulte ton Rav.
Il a renoncé sans préciser à quoiSéif א : il n'a renoncé qu'à son domaine dans la cour ; eux et lui transportent de leurs maisons à la cour, mais ni eux ni lui de sa maison à la cour. Selon certains, il doit verrouiller sa maison ; la Michna Beroura permet, en cas de nécessité pressante, de s'appuyer sur l'avis indulgent (ס״ק י״א). Consulte ton Rav.
Il a renoncé aussi à sa maisonSéif ב : lui comme eux transportent vers la cour, de sa maison comme de leurs maisons — selon la Michna Beroura, après que les habitants ont pris possession de son domaine en transportant de leurs maisons à la cour, avant cela, s'il transporte de sa maison à la cour, il revient sur sa renonciation ; et qu'il prenne garde à ne pas faire entrer de la cour dans sa maison avant qu'eux n'aient fait entrer de la cour dans la maison, sans dire laquelle (ס״ק י״ב ; siman 381) ; selon le Choulhan Aroukh HaRav, dans sa maison à lui (380:3 ; 381:1). Cela, quand il renonce en faveur de plusieurs (Magen Avraham, ס״ק ד) ; pour deux seulement, voir le séif ד. Consulte ton Rav.
Il préfère louer son domaine plutôt que d'y renoncerSéif ג : deux avis, « יש אומרים שמועיל כמו ביטול וי״א שאינו מועיל » (שו״ע או״ח ש״פ:ג) ; sur la décision, et sur la différence entre la semaine et le Chabbat, voir la Michna Beroura (ס״ק י״ג ; section 6) ; sur ce qu'écrit le Choulhan Aroukh HaRav, au siman 382, de la location prise d'un non-Juif le Chabbat et de la location de moins d'une perouta, voir le niveau 4, point ד. Consulte ton Rav.
Deux habitants ont oublié de prendre part à l'érouvSéif ד : chacun d'eux peut renoncer à son domaine en faveur de tous les habitants de la cour ; on ne renonce pas en faveur de deux qui n'ont pas fait l'érouv, « שהרי אף לאחר שיבטלו להם הם שנים וא׳ אוסר על חבירו » (שו״ע או״ח ש״פ:ד). Consulte ton Rav.
Pour les cas pratiques précis : les séifim font dépendre la permission, notamment, de ce sur quoi porte la renonciation (la cour seule, ou aussi la maison), de la personne en faveur de qui l'on renonce et du nombre de ceux qui renoncent ; la Michna Beroura et le Biour Halakha y ajoutent des réserves, séif par séif (section 6). Pour la halakha lema'asseh, consulte ton Rav.

8. Synthèse pratique du Siman

Les enseignements du Siman ש״פ :
  1. Celui qui a oublié de faire l'érouv interdit aux autres ; il renonce à son domaine en leur faveur, par une parole, sans acte d'acquisition, même après la tombée de la nuit (séif א) — et la renonciation est efficace même pour celui qui n'a pas fait l'érouv délibérément (Michna Beroura, ס״ק א).
  2. Avec quatre ou cinq, il doit renoncer en faveur de chacun ; selon certains, « à vous tous » suffit (séif א) — la Michna Beroura rapporte que l'Eliya Rabba retient cet avis, et poursuit : tout cela, quand il se tient face à eux tous et leur dit ces mots (ס״ק ה).
  3. Sans précision, il n'a renoncé qu'à la cour : de leurs maisons à la cour, eux et lui transportent ; de sa maison à la cour, ni eux ni lui ; selon certains, il doit verrouiller sa maison (séif א) — en cas de nécessité pressante, on peut s'appuyer sur l'avis indulgent (Michna Beroura, ס״ק י״א).
  4. S'il a renoncé aussi à sa maison, tous transportent vers la cour, de sa maison comme des leurs (séif ב) — selon la Michna Beroura, après que les habitants ont pris possession de son domaine, et qu'il prenne garde à ne pas faire entrer de la cour dans sa maison avant qu'eux n'aient fait entrer de la cour dans la maison, sans dire laquelle (ס״ק י״ב) ; selon le Choulhan Aroukh HaRav, dans sa maison à lui (380:3 ; 381:1) ; cela, quand il renonce en faveur de plusieurs (Magen Avraham, ס״ק ד ; pour deux seulement, voir le séif ד).
  5. La location au lieu de la renonciation : deux avis (séif ג) ; sur la décision, voir la Michna Beroura (ס״ק י״ג).
  6. Plusieurs qui renoncent en faveur d'un seul : si les habitants qui ont fait l'érouv renoncent en faveur d'un seul qui ne l'a pas fait, lui transporte de sa maison à la cour, non de leurs maisons, sauf, selon la mention entre parenthèses, s'ils ont aussi renoncé expressément à leurs maisons ; eux sont interdits même de sa maison, plusieurs ne devenant pas des invités auprès d'un seul (séif ד).
  7. Deux seulement : celui qui renonce est interdit même dans ce qui est à l'autre, et l'autre permis dans ce qui est à lui (séif ד) ; le séif écrit « même dans ce qui est à lui-même », mais la Michna Beroura rapporte que les A'haronim ne lisent pas le mot « אף » : celui qui renonce n'ayant cédé que sa cour, il est interdit à l'autre de transporter de la maison de celui qui renonce à la cour (ס״ק י״ט) ; le Magen Avraham (ס״ק ח) garde le mot אף et l'entend du cas où celui qui renonce a donné aussi sa maison ; quand il n'a donné que sa cour, [l'autre] est interdit, selon lui aussi, dans ce qui est à celui qui renonce ; un individu ne devient pas un invité auprès d'un individu (séif ד) — le Biour Halakha rapporte des avis contraires, et écrit qu'il lui paraît qu'en cas de nécessité pressante on peut s'appuyer sur eux (section 6) ; et de même pour plusieurs sans érouv qui donnent leur domaine à plusieurs qui l'ont fait (séif ד).
  8. Deux qui ont oublié peuvent renoncer, chacun en faveur de tous les habitants ; on ne renonce pas en faveur de deux qui n'ont pas fait l'érouv, même sous condition qu'il renonce à son tour (séif ד).
  9. Pour la halakha lema'asseh, consulte ton Rav.

9. Questions de compréhension

Vérifie ta compréhension :
  1. Pourquoi la renonciation n'exige-t-elle pas d'acte d'acquisition, et pourquoi peut-on la faire même après la tombée de la nuit (Michna Beroura, ס״ק ג) ?
  2. S'il habite avec quatre ou cinq, que doit-il dire, et quels sont les deux avis du séif א sur la formule ?
  3. Pourquoi, après une renonciation sans précision, lui-même ne peut-il pas transporter de sa maison à la cour (ס״ק ט) ?
  4. Au séif ב, à partir de quand la permission s'applique-t-elle, selon la Michna Beroura (ס״ק י״ב) ?
  5. Au séif ג, pourquoi la location serait-elle inefficace pour un Juif, selon le second avis (ס״ק י״ג) ?
  6. Au séif ד, pourquoi ceux qui ont renoncé ne deviennent-ils pas des invités auprès de celui en faveur de qui ils ont renoncé ?
  7. Pourquoi ne renonce-t-on pas en faveur de deux qui n'ont pas fait l'érouv, même sous condition (ס״ק כ״ג) ?

Pour aller plus loin

Si tu veux approfondir ce siman :
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