כל העבירות שבתורה חוץ מעבודת כוכבים וגלוי עריות ושפיכת דמים אם אומרים לו לאדם שיעבור עליהם או יהרג אם הוא בצינעה יעבור ואל יהרג
Toutes les transgressions de la Torah — hormis le culte des étoiles, le dévoilement des nudités et l’effusion de sang — si l’on dit à un homme de transgresser sur elles ou d’être tué : si c’est en secret, qu’il transgresse et ne soit pas tué. La première phrase du siman, et sa mesure : le point de départ n’est pas la fermeté mais la vie, et tout ce qui suit est une restriction de ce point de départ.
Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 157:1
NIVEAU 01
רמת המתחיל
Base — Débutant & Intermédiaire
Texte hébreu des trois seifim avec traduction française fluide. La règle et ses trois exceptions, le secret et le public, l’intention du persécuteur, l’heure du décret, le commandement positif, ce qui borde l’interdit, la livraison d’un homme désigné, le changement de vêtement et la parole à double entente, la fuite dans une maison de culte — expliqués pas à pas, avec la guemara, la michna, le Rambam, le Taz, le Chakh, le Rama, le Baer Hetev et le Pit’hei Techouva.
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NIVEAU 02
רמת הלמדן
Lamdan — Talmid Hakham
Pilpoul approfondi : la ḥakira sur ce qui met trois transgressions hors du régime commun ; רשאי contre מתחייב בנפשו, et la conclusion du Teroumat HaDéchen qui n’est pas une règle ; la mesure de la פרהסיא et les trois questions ouvertes du Pit’hei Techouva ; קרקע עולם et הנאת עצמן, deux réponses à une même question ; le Ba’h contre le Chakh et le Taz sur la שעת הגזרה ; לא תקרבו entre le Rambam et le Ramban, et la borne du Noda BiYehouda ; et la ma’hloket du Yerouchalmi sur l’homme désigné, avec le plus long ס״ק du siman.
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NIVEAU 03
חזרה וסיכום
Synthèse — Révision
Un tableau-maître des trois seifim, les trois transgressions et pourquoi rien ne les allège, les quatre curseurs qui font varier la règle, les sept ma’hlokot en une table, les cinq règles d’or, la mnémonique « אנוס », les pièges classiques et la carte-éclair finale.
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NIVEAU 04
הלכה למעשה
Halakha lema'asse — Psak
L’exposé de la psika selon le ש״ך, le ט״ז, le באר היטב et le פתחי תשובה, en onze sections. Sur cette matière, ce niveau ne tranche pas : il expose les positions, et chaque section se termine par le renvoi au Rav. Note : l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De'ah — niveau de psak, non “Daat HaRav”. Les נקודות הכסף n’écrivent rien sur ce siman.
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Questions fréquentes — Siman 157
Que dit le siman 157 en une phrase ?
Toutes les transgressions de la Torah se transgressent sous la contrainte plutôt que de mourir, sauf trois — et sauf, pour les autres, en public, ou quand le persécuteur cherche l’abandon de la religion, ou à l’heure du décret :
« כל העבירות שבתורה חוץ מעבודת כוכבים וגלוי עריות ושפיכת דמים אם אומרים לו לאדם שיעבור עליהם או יהרג אם הוא בצינעה יעבור ואל יהרג » (שו״ע יו״ד קנ״ז:א)
Et pour les trois, aucune de ces distinctions ne joue :
« ובעבודת כוכבים ג״ע ש״ד אפילו בצינעה ושלא בשעת הגזרה ואפי׳ אין העובד כוכבים מכוין אלא להנאתו » (שו״ע יו״ד קנ״ז:א)
Sur cette matière, aucune réponse générale ne vaut décision : la question se pose à ton Rav, et, si une vie est en cause, aux autorités et aux secours.
Qu’est-ce que la פרהסיא, et faut-il que les dix soient présents ?
Le seif donne le nombre :
« ואם הוא בפרהסיא דהיינו בפני עשרה מישראל חייב ליהרג ולא יעבור » (שו״ע יו״ד קנ״ז:א)
Et le Chakh ôte au mot « devant » son sens matériel :
« דוקא ואין ר״ל בפניהם ממש אלא שיודעין מהעבירה » (ש״ך יו״ד קנ״ז ס״ק ד)
Le Pit’hei Techouva au ס״ק ז laisse ouvertes trois questions sur la composition des dix — l’homme lui-même, les femmes, les convertis. Sur cette matière, aucune réponse générale ne vaut décision : la question se pose à ton Rav, et, si une vie est en cause, aux autorités et aux secours.
Peut-on choisir de mourir plutôt que de transgresser, là où la loi dit de transgresser ?
C’est la ma’hloket ouverte du siman. Le Mehaber écrit :
« ואם ירצה להחמיר על עצמו וליהרג רשאי » (שו״ע יו״ד קנ״ז:א)
Le Rambam, cité deux fois par le Rama dans la même glose, écrit le contraire :
« כָּל מִי שֶׁנֶּאֱמַר בּוֹ יַעֲבֹר וְאַל יֵהָרֵג וְנֶהֱרַג וְלֹא עָבַר הֲרֵי זֶה מִתְחַיֵּב בְּנַפְשׁו » (רמב״ם הלכות יסודי התורה פרק ה׳ הלכה ד)
Le Chakh au ס״ק א range le Ba’h, le Beit Yossef et le Ramban du côté du Rambam, et rapporte que les Hagahot Achri laissent la question en צ״ע ; sa seule conclusion est une manière d’instruire, non une règle. Sur cette matière, aucune réponse générale ne vaut décision : la question se pose à ton Rav, et, si une vie est en cause, aux autorités et aux secours.
Quelle différence l’intention du persécuteur fait-elle ?
Hors des trois transgressions, elle fait tout basculer :
« אבל אם אינו מכוין אלא להנאתו יעבור ואל יהרג » (שו״ע יו״ד קנ״ז:א)
Et le Chakh en tire que la rigueur elle-même devient interdite :
« אבל אם אינו מכוין אלא להנאת עצמו אסור להחמיר ונקרא חובל בעצמו וצריך לעבור ואל יהרג » (ש״ך יו״ד קנ״ז ס״ק ב)
Sur cette matière, aucune réponse générale ne vaut décision : la question se pose à ton Rav, et, si une vie est en cause, aux autorités et aux secours.
Doit-on dépenser tout son argent pour ne pas transgresser ?
Le Rama l’écrit pour un commandement négatif :
« ואם יוכל להציל עצמו בכל אשר לו צריך ליתן הכל ולא יעבור לא תעשה » (רמ״א יו״ד קנ״ז:א)
Le Chakh borne aussitôt la règle au négatif :
« אבל מצות עשה אפילו מצוה עוברת א״צ לבזבז יותר מחומש » (ש״ך יו״ד קנ״ז ס״ק ג)
Et sur le membre en danger il laisse la question en צ״ע. Sur cette matière, aucune réponse générale ne vaut décision : la question se pose à ton Rav, et, si une vie est en cause, aux autorités et aux secours.
Le siman permet-il de livrer un homme pour en sauver beaucoup ?
Le point de départ est un refus :
« עובדי כוכבים שאמרו לישראל תנו לנו אחד מכם ונהרגנו לא יתנו להם אחד מהם » (רמ״א יו״ד קנ״ז:א)
Le Rama rapporte ensuite deux avis sur le cas où l’homme a été désigné, sans trancher entre eux, et le second est celui du Rambam :
« ויש אומרים דאפילו בכה״ג אין למסרו אא״כ חייב מיתה כשבע בן בכרי » (רמ״א יו״ד קנ״ז:א)
Et le Rambam lui-même y attache une clause qui interdit d’en faire une règle :
« אִם הָיָה מְחֻיָּב מִיתָה כְּשֶׁבַע בֶּן בִּכְרִי יִתְּנוּ אוֹתוֹ לָהֶם. וְאֵין מוֹרִין לָהֶם כֵּן לְכַתְּחִלָּה » (רמב״ם הלכות יסודי התורה פרק ה׳ הלכה ה)
Le Chakh au ס״ק ט״ו ajoute qu’il faut d’abord avoir épuisé tous les côtés, et le Taz au ס״ק ז lit le récit du Yerouchalmi comme un reproche adressé à celui qui a tranché lui-même. Sur cette matière, aucune réponse générale ne vaut décision : la question se pose à ton Rav, et, si une vie est en cause, aux autorités et aux secours.
Peut-on cacher qu’on est juif pour échapper à un danger ?
Le seif 2 sépare le fait de dire et le fait de ne pas être reconnu :
« אסור לאדם לומר שהוא עובד כוכבי׳ כדי שלא יהרגוהו » (שו״ע יו״ד קנ״ז:ב)
« אבל אם כדי שלא יכירוהו שהוא יהודי משנה מלבושו בשעת הגזר׳ מותר כיון שאינו אומר שהוא עובד כוכבי » (שו״ע יו״ד קנ״ז:ב)
Et la glose du Rama referme aussitôt la permission :
« וכל זה לא שרי רק במקום סכנה » (רמ״א יו״ד קנ״ז:ב)
Sur cette matière, aucune réponse générale ne vaut décision : la question se pose à ton Rav, et, si une vie est en cause, aux autorités et aux secours.
Que devient celui qui a transgressé sous la contrainte ?
La glose du Rama ferme le seif 1 là-dessus :
« כל מקום שנאמר יהרג ואל יעבור אם עבר ולא נהרג אע״פ שחלל השם מכ״מ נקרא אנוס ופטור » (רמ״א יו״ד קנ״ז:א)
Avec une seule condition, tirée du Rambam :
« ודוקא שלא יוכל לברוח אבל אם יכול לברוח ואינו עושה הרי הוא ככלב שב על קיאו ונקרא עובר במזיד » (רמ״א יו״ד קנ״ז:א)
Sur cette matière, aucune réponse générale ne vaut décision : la question se pose à ton Rav, et, si une vie est en cause, aux autorités et aux secours.