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סימן קס״אSiman 161

Yoreh De'ah · Issour ve-Heter

Siman 161 — L’intérêt rabbinique, et ce qu’on appelle intérêt de la Torah

Onze seifim — le Choulhan Aroukh l’annonce lui-même : ובו י״א סעיפים. Le siman 160 avait dit la gravité de l’interdit ; celui-ci dit où passe la ligne. D’un côté l’intérêt stipulé, qui est de la Torah et que le beit din reprend ; de l’autre la « poussière d’intérêt », qui n’est que des Sages et que le beit din ne reprend pas — mais qu’il faut rendre tout de même. Cette distinction commande tout le bloc, jusqu’au siman 177. (Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 161 — 11 seifim)

רבית דאורייתא שהוא בדרך הלואה בדבר קצוב יוצאה בדיינים

L’intérêt de la Torah, qui est par voie de prêt et sur une somme fixée, sort par les juges. Deux conditions, et elles décident de tout ce qui suit : la voie du prêt, et la somme arrêtée au moment du prêt.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 161:5

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Texte hébreu des onze seifim avec traduction française fluide. La frontière entre רבית קצוצה et אבק רבית, ce que le beit din reprend et ce qu’il ne reprend pas, l’objet déterminé, l’héritier et le repentant, l’acte qui porte de l’intérêt — avec la sougya de Bava Metsia, les versets, le Tour, le Beit Yossef, le Chakh, le Taz, le Baer Hetev, le Pit’hei Techouva, les Nekoudot HaKessef et le Rambam.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul approfondi : la forme ou la stipulation, l’interdit qui ne se récupère pas et le refus du Chakh au Levouch, le כלל ופרט sur la terre et les esclaves et le principe que les Sages ne font pas sortir d’argent, le Raavad contre le Roch sur la saisie, la contrainte du beit din selon le Taz et ses contradicteurs, l’obligation envers le Ciel, la Pericha contre les Nekoudot HaKessef, et le « לא דק » sur le Taz au seif 11.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

Dix tableaux : l’axiome qui sépare l’interdit du recouvrement, les trois questions-réflexes, le tableau-maître des onze seifim, la table רבית קצוצה / אבק רבית, la contrainte comme mitsva, le fil du consentement de l’emprunteur, l’objet déterminé, l’acte, le vocabulaire du bloc de 159 à 177, les règles d’or et les pièges classiques.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema'asse — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז, les נקודות הכסף, le באר היטב, le פתחי תשובה et le רמב״ם, puis les cas contemporains. Note : l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De’ah — niveau de psak, non « Daat HaRav ».

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Questions fréquentes — Siman 161

Quelle est la différence entre רבית קצוצה et אבק רבית ?

Le seif 5 définit l’intérêt de la Torah par deux conditions : « רבית דאורייתא שהוא בדרך הלואה בדבר קצוב יוצאה בדיינים » (שו״ע יו״ד קס״א:ה) Et la glose du Rama dit ce qu’est tout le reste : « כללא דרבית דכל שהוא אגר נטר אסור בין שהוא דרך מקח בין שהוא דרך הלואה אלא שבדרך מקח אינו רק אבק רבית שהוא מדרבנן » (רמ״א יו״ד קס״א:א) L’intérêt stipulé — prêt et somme arrêtée — est de la Torah et se récupère en justice. Tout autre salaire d’attente n’est que « poussière d’intérêt », d’ordre rabbinique. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Si la poussière d’intérêt ne se récupère pas en justice, peut-on la garder ?

Non, et le seif le dit dans la même phrase : « אבק רבית אינה יוצאת בדיינים ואם בא לצאת ידי שמים חייב להחזיר » (שו״ע יו״ד קס״א:ב) « Non récupérable » ne veut jamais dire « permis à la garde ». La glose n’excepte que l’intérêt versé d’avance et l’intérêt versé après coup. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Pourquoi la poussière d’intérêt ne se récupère-t-elle pas ?

Le seif 4 en donne la raison, et elle n’est pas que la chose serait devenue licite : « לא אמרו דאבק רבית אינה יוצאה בדיינים אלא בשאכל המלוה מדעת הלוה » (שו״ע יו״ד קס״א:ד) Ôtez le consentement, et elle redevient récupérable : « אבל אם קודם שאכל טען עליו שלא יאכל והוא הוציא ממנו על כרחו בדיני העובדי כוכבים או בדיין ישראל שטעה והכריחו לשלם יוצאה בדיינים » (שו״ע יו״ד קס״א:ד) C’est le consentement de l’emprunteur qui protège le prêteur. Une somme extorquée, ou obtenue d’un juge qui s’est trompé, se récupère. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Que veut dire exactement « elle sort par les juges » ?

Le seif dit l’exécution et sa limite ensemble : « שהיו כופין ומכין אותו עד שתצא נפשו אבל אין בית דין יורדין לנכסיו » (שו״ע יו״ד קס״א:ה) Le Beit Yossef explique : « דהא דאמרינן יוצאה בדיינים היינו לומר דכופין אותו משום מ״ע דוחי אחיך עמך ומכין אותו עד שתצא נפשו כדי שיקיים המצוה אבל אין ב״ד יורדין לנכסיו » (בית יוסף יו״ד קס״א) Et le Chakh nomme le commandement : « כדין שאר מצות עשה דכתיב וחי אחיך עמך » (ש״ך יו״ד קס״א ס״ק ז) Ce n’est pas l’exécution d’une dette mais la contrainte exercée pour faire accomplir un commandement positif — d’où l’absence de saisie des biens. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Les héritiers d’un prêteur doivent-ils rendre l’intérêt qu’il avait pris ?

Le seif 6 est net, et il pose deux conditions : « לקח רבית קצוצה ומת אין הבנים צריכים להחזיר אלא אם כן היה דבר מסויים כגון פרה וטלית ועשה אביהם תשובה ולא הספיק להחזיר עד שמת » (שו״ע יו״ד קס״א:ו) Le Chakh en donne la raison : « שאז חייבים להחזיר משום כבוד אביהם » (ש״ך יו״ד קס״א ס״ק י) Ils ne doivent rien, sauf si l’objet est encore identifiable en nature et que leur père avait entrepris de réparer. Ce n’est pas une dette héritée, c’est l’honneur du père. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Que perçoit-on d’un acte qui porte de l’intérêt ?

Le seif 11 distingue selon la lisibilité de l’acte : « שטר שיש בו רבית בין של תורה בין של דבריהם גובה את הקרן לבדו והוא שיהא ניכר שהוא רבית » (שו״ע יו״ד קס״א:י״א) Et si les deux sont fondus : « אבל אם אינו מפורש אלא שכולל הקרן עם הרבית אינו גובה בו אפילו הקרן » (שו״ע יו״ד קס״א:י״א) Le capital seul, si l’intérêt est reconnaissable — et l’acte doit malgré tout être déchiré. Si capital et intérêt sont fondus en un seul chiffre, rien n’est percevable, pas même le capital. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.