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סימן ר״טSiman 209

Yoreh De'ah · Nedarim

Siman 209 — Répondre « amen » au vœu d’autrui (השומע שחבירו נודר ואמר אמן)

Un seul seif, et deux mécanismes qu’on confond volontiers. Le premier : un homme n’a rien voué — c’est son prochain qui a voué sur lui — et il a seulement répondu אמן. Le Choulhan Aroukh le tient pour lié au même rang que celui qui voue, parce que sa réponse est une acceptation des paroles ; d’où l’extension à toute formule de même portée, en quelque langue que ce soit. Le second : quand ce qu’on interdit appartient à celui qui parle, aucune acceptation n’est requise — et c’est cette clause, la plus brève du siman, que le Beit Yossef, le Taz et les Nekoudot HaKessef lisent de trois façons. (Choulhan Aroukh, Yoreh De’ah 209 — un seif)

השומע שחבירו נודר ואמר אמן. ובו סעיף אחד: אחד הנודר מעצמו או שהדירו חבירו ואמר אמן או דבר שעניינו כענית אמן שהוא קבלת דברים אסור אבל כשחבירו מדירו משלו אין צריך לקבל דבריו:

Il en va de même de celui qui voue de lui-même et de celui à qui son prochain a imposé un vœu et qui a dit « amen »… mais lorsque son prochain lui impose un vœu à partir de ce qui est à lui, il n’a pas besoin d’accepter ses paroles. Le seif énonce d’abord l’égalité des deux hommes, donne la raison — c’est une acceptation des paroles —, puis retourne le cas.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 209:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Le seif en hébreu, avec traduction française fluide et décomposition clause par clause : le chapeau, l’égalité du vouant et de celui qui répond amen, la raison (קבלת דברים), l’extension à toute formule équivalente, et la clause sur celui qui interdit ses propres biens. Les six entrées de l’appareil — Chakh, Taz, Baer Hetev, Pit’hei Techouva, Nekoudot HaKessef — citées une à une.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul : la source de l’amen chez Chmouel et le verset de la femme soupçonnée ; la ḥakira sur ce que fait l’amen ; pourquoi le מתפיס est exempt et l’amen non ; l’étendue de « une chose dont la portée est celle d’un amen » ; les trois lectures de מדירו משלו — Beit Yossef et Chakh, Taz, Nekoudot HaKessef ; et la limite du Pit’hei Techouva.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

L’axiome du siman, les trois questions-réflexes, le tableau du seif clause par clause, la grille de ceux qui doivent accepter, la ma’hloket ouverte sur מדירו משלו, le vocabulaire, les règles d’or et les pièges classiques.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema’assé — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז, le באר היטב, le פתחי תשובה et les נקודות הכסף, puis les cas contemporains. Note : l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De’ah — niveau de psak, non « Daat HaRav ».

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Questions fréquentes — Siman 209

Répondre « amen » au vœu d’un autre engage-t-il vraiment ?

Oui, et au même rang que si l’on avait voué soi-même. Le seif place les deux hommes côte à côte :

« אחד הנודר מעצמו או שהדירו חבירו ואמר אמן » (שו״ע יו״ד ר״ט:א)
« אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל הָעוֹנֶה ״אָמֵן״ אַחַר שְׁבוּעָה – כְּמוֹצִיא שְׁבוּעָה בְּפִיו דָּמֵי, דִּכְתִיב: ״וְאָמְרָה הָאִשָּׁה אָמֵן אָמֵן״ » (שבועות כ״ט ע״ב)
La guemara tire la règle du verset de la femme soupçonnée, dont la réponse la place sous le serment du cohen. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Faut-il avoir dit précisément le mot « amen » ?

Non. Le seif l’écrit lui-même, et donne la raison : ce qui opère est l’acceptation.

« או דבר שעניינו כענית אמן שהוא קבלת דברים אסור » (שו״ע יו״ד ר״ט:א)
« כְּגוֹן שֶׁאָמַר הֵן אוֹ מְחֻיָּב אֲנִי בִּשְׁבוּעָה זוֹ. קִבַּלְתִּי עָלַי שְׁבוּעָה זוֹ » (רמב״ם הלכות שבועות פרק ב׳ הלכה א)
Le Rambam ajoute בכל לשון — dans quelque langue que ce soit. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Et celui qui dit seulement « moi aussi » ?

C’est un מתפיס, et le Rambam l’exempte — mais il précise aussitôt que l’interdit demeure :

« שָׁמַע חֲבֵרוֹ נִשְׁבָּע וְאָמַר וַאֲנִי כְּמוֹתְךָ הוֹאִיל וְלֹא הוֹצִיא שְׁבוּעָה מִפִּיו וְלֹא הִשְׁבִּיעוֹ חֲבֵרוֹ הֲרֵי זֶה פָּטוּר » (רמב״ם הלכות שבועות פרק ב׳ הלכה ח)
« וְאַף עַל פִּי שֶׁהוּא פָּטוּר מִן הַמַּלְקוֹת אוֹ מִן הַקָּרְבָּן אָסוּר לוֹ לֶאֱכל אוֹתָהּ הַפַּת שֶׁהִתְפִּיס בִּשְׁבוּעָה » (רמב״ם הלכות שבועות פרק ב׳ הלכה ט)
Exempt de flagellation et de sacrifice ne veut pas dire permis. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Peut-on interdire ses biens à quelqu’un qui refuse ?

C’est précisément le point que les A’haronim discutent, et il reste ouvert.

« אין צריך לקבל דבריו. שהרי זה יכול לאסור נכסיו עליו בע״כ ואם כן מה צורך שיקבל עליו דבריו » (ש״ך יו״ד ר״ט ס״ק ב)
« ונראה דהכי פירושו דאם ראובן מדיר את שמעון שלא יהנה מנכסי עצמו אין צריך לקבל שמעון את דבריו » (ט״ז יו״ד ר״ט ס״ק א)
« לק״מ דכיון דנקט ברישא שהוא קבלת דברי כו׳ נקט בסיפא כן ואה״נ דאפילו בע״כ יכול לאסור » (נקודות הכסף יו״ד ר״ט)
Le Beit Yossef, le Chakh et les Nekoudot HaKessef disent que oui ; le Taz lit la clause autrement. Divergence ouverte : demande à ton Rav.

Ce pouvoir a-t-il une limite ?

Oui, et elle est de droit des acquisitions : la chose doit être encore sienne.

« אבל עכשיו שאינו בידו ואינו ברשותו שהרי חטף אדעתא למיגזל והגבהה קונה בכ״מ אינו יכול לאסרו » (פתחי תשובה יו״ד ר״ט ס״ק א)
« מיהו אי אסרינהו עליו קודם שהגביהו אם אכל אף שרוצה לשלם אח״כ מ״מ צריך סליחה וכפרה כמי שאכל דבר איסור » (פתחי תשובה יו״ד ר״ט ס״ק א)
Trop tard, la parole ne porte pas. À temps, elle lie — et le remboursement n’efface pas l’interdit. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.