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סימן רי״בSiman 212

Yoreh De'ah · Nedarim

Siman 212 — Vouer « par la Torah » (דין הנודר בתורה)

Un seul seif, et un renversement. Quelqu’un désigne un Séfer Torah et dit : « ces fruits me sont comme ceci ». Le Choulhan Aroukh répond qu’il n’a rien dit, parce que son esprit s’arrête au parchemin, et que le parchemin n’est pas une chose vouée. Puis, dans la même phrase, il refuse d’en tirer une permission : l’homme du commun doit tout de même faire délier ; celui qui a nommé le contenu, ou tenu le livre, a voué pour de bon ; et celui qui a juré sur la Torah n’est jamais relâché sans dissolution. (Choulhan Aroukh, Yoreh De’ah 212 — 1 seif)

הנודר בתורה כגון שאמר פירות אלו עלי כזו לא אמר כלום

Celui qui voue par la Torah — par exemple s’il a dit : ces fruits me sont comme ceci — n’a rien dit. Le siman s’ouvre sur son cas d’école, et sa raison est dans l’objet désigné, non dans les mots employés.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 212:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

L’unique seif en hébreu, avec traduction française fluide et décomposition clause par clause : la règle-titre et sa raison, le ת״ח et l’עם הארץ, les deux gestes qui font un vœu, et la parenthèse sur le serment. Les neuf entrées de l’appareil — Chakh (3), Taz (2), Baer Hetev (3), Pit’hei Techouva (1) — citées une à une.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul : le גויל et les אזכרות ; les deux états du rouleau selon Rav Nahman ; les deux raisons de l’interdit de במה שכתוב בה et les deux nafka minot du Chakh ; la raison de la distinction ת״ח / עם הארץ et sa fermeture ; le Rambam en deux endroits, la השגה du Raavad et le ושניהם אמת du Ran ; le Beit Yossef לענין מעשה et la règle du Taz pour les juges ; le Séfer Torah invalide.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

L’axiome, les trois questions-réflexes, le tableau du seif clause par clause, la grille des cas, la confrontation des deux raisons de l’interdit, le vocabulaire, les règles d’or et les trois pièges.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema'asse — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז, le באר היטב et le פתחי תשובה, puis les cas contemporains : un engagement la main sur le rouleau, un serment devant une juridiction, le regret après coup, un livre saint qui n’est pas un Séfer Torah. Note : l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De’ah — niveau de psak, non « Daat HaRav ».

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Questions fréquentes — Siman 212

Pourquoi celui qui voue « par la Torah » n’a-t-il rien dit ?

Parce qu’un vœu par comparaison n’opère que sur une chose vouée, et que le parchemin d’un rouleau ne l’est pas. Le seif le dit, et le Chakh en donne la raison en cinq mots :

« הנודר בתורה כגון שאמר פירות אלו עלי כזו לא אמר כלום » (שו״ע יו״ד רי״ב:א)
« לא אמר כלום. לפי שדעתו אגוילין ואינן כלום: » (ש״ך יו״ד רי״ב ס״ק א)
Ce n’est pas une indulgence : c’est un constat sur l’objet du vœu. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Alors il n’y a rien à faire ?

Au contraire. Le seif exige aussitôt une dissolution de celui qui n’est pas un savant, et il en donne la raison :

« אבל אם הוא עם הארץ צריך התרה כדי שלא ינהגו קלות ראש בנדרים » (שו״ע יו״ד רי״ב:א)
« ע״ה. וכבר נתבאר לעיל סימן ר״ה דבזמן הזה לכ״ע כע״ה דיינינן להו: » (ש״ך יו״ד רי״ב ס״ק ב)
Et le Chakh ajoute qu’aujourd’hui tout le monde est jugé comme un עם הארץ. En pratique, donc : on vient devant un sage. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Qu’est-ce qui fait basculer le cas ?

Deux choses, et chacune suffit : nommer le contenu, ou tenir le rouleau.

« ואם נדר במה שכתוב בה אסור שהרי כתוב בה איסור » (שו״ע יו״ד רי״ב:א)
« נטלה בידו ונדר בה כמי שנדר במה שכתוב בה דמי » (שו״ע יו״ד רי״ב:א)
Le Chakh, au ס״ק ג, étend encore la seconde raison : vouer par les Noms, ou par des feuillets qui en portent, est un vœu. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Et celui qui a juré sur la Torah ?

La parenthèse du seif ne laisse pas de porte, et elle est prise du Beit Yossef :

« אבל הנשבע בתורה בכל ענין צריך התרה ועיין לקמן סימן רל״ז » (שו״ע יו״ד רי״ב:א)
« ולענין מעשה נראה שבזמן הזה אין להקל בנשבע בתורה דבין נקיט לה בידיה בין לא נקיט לה ובין אמר בה בין אמר במ״ש בה בין ת״ח בין עם הארץ לעולם צריך התרה » (ב״י יו״ד רי״ב)
Le serment lie l’homme, non la chose : l’argument du parchemin ne le sauve pas. Le seif renvoie d’ailleurs au siman 237 pour la matière. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.

Y a-t-il une règle pour un serment devant un tribunal ?

Oui, et elle vient du Taz, au ס״ק ב :

« ונ״ל דמי שנתחייב שבועה לא יתנו לו שבועה בלשון זה הריני נשבע בספר תורה כמו שראיתי למקצת דיינים » (ט״ז יו״ד רי״ב ס״ק ב)
« אא״כ שמניח ידו עליה ואז הוה דינו כאוחזה בידו שזכר כאן כן נראה לי » (ט״ז יו״ד רי״ב ס״ק ב)
Le Pit’hei Techouva, au nom du Noda BiYehouda, ajoute que jurer faussement est de toute façon interdit même sans tenir aucun livre. Pour l’application à ta situation, consulte ton Rav.