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סימן רכ״זSiman 227

Yoreh De'ah — Nedarim

Siman 227 — Celui qui s’est interdit de tout Israël (דין מי שאסר עצמו מכל ישראל)

Un homme s’est interdit de tout Israël. Il ne peut donc pas faire ce que fait d’ordinaire celui qui est lié : aller ailleurs. Le Choulhan Aroukh ne lui interdit pas de vivre — il lui apprend à commercer sans profiter. Et pour cela il pose une question économique avant la question halakhique : dans cette vente-ci, qui profite ? Trois marchandises, trois réponses, six branches. Puis un seif entier sur le prêt, où le siman refuse expressément le décret que le siman 221 avait prononcé ; et un dernier seif où le vœu s’arrête de lui-même, parce que ce qu’il voulait retirer aux kohanim ne vaut rien entre d’autres mains que les leurs. (Choulhan Aroukh, Yoreh De’ah 227 — 3 seifim)

מי שאסר עצמו מכל ישראל אסור לקנות מהם ולמכור להם

Celui qui s’est interdit de tout Israël — il lui est interdit d’acheter chez eux et de leur vendre. Le siman s’ouvre sur une impossibilité pratique, et tout ce qui suit est la manière d’y vivre.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 227:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Les trois seifim en hébreu, avec traduction fluide et décomposition clause par clause : les deux directions du vœu, les trois marchandises, les six branches du commerce, le prêt et l’emprunt, les kohanim et les dons des pauvres. Les vingt et une entrées de l’appareil — Chakh, Taz, Baer Hetev, Pit’hei Techouva — citées une à une.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Pilpoul : la sugya de Chmouel, où la guemara emprunte à l’économie son critère du profit ; pourquoi un vœu de profit atteint des biens que le nodèr n’a pas encore, alors que nul n’interdit ce qui n’est pas au monde — la distinction du Ran entre le vœu qui porte sur une chose et celui qui porte sur un homme ; pourquoi le décret du siman 221 ne se prononce pas ici, et jusqu’où le Chakh étend ce raisonnement ; enfin la contradiction de la michna sur la טובת הנאה, la réponse de Rava, et la limite que le Maharchal oppose au Ran.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

Une synthèse rangée par mécanisme : les deux directions du vœu, les trois marchandises et la place du profit, les six branches du seif 1, le prêt et le décret non prononcé, les kohanim et la valeur du choix. Puis un tableau-maître qui remet les trois seifim dans l’ordre du livre, clause après clause, les points qui demandent un Rav, le vocabulaire, les règles d’or et les pièges classiques.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema'asse — Psak

La halakha pratique selon le ש״ך, le ט״ז, le באר היטב et le פתחי תשובה, en quatre pas : le sens du vœu, la marchandise, le prix et son contrôle négatif, le consentement quand il est requis. Puis le prêt, ce que le vœu n’atteint pas, et les quatre points qui demandent un Rav — dont l’achat à crédit. Note : l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choulhan Aroukh sur Yoreh De’ah — niveau de psak, non « Daat HaRav ».

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Questions fréquentes — Siman 227

Quelqu’un a dit « je ne veux plus rien recevoir de personne » : peut-il encore acheter et vendre ?

Le siman traite exactement ce cas, et il ne l’écarte pas comme une parole en l’air :

« מי שאסר עצמו מכל ישראל אסור לקנות מהם ולמכור להם » (שו״ע יו״ד רכ״ז:א)
Le Chakh précise aussitôt l’étendue de l’interdit :
« לעולם בכל ענין ואפי׳ שוה בשוה » (ש״ך יו״ד רכ״ז ס״ק א)
Mais le siman lui enseigne aussitôt la manière de continuer : acheter plus cher et vendre moins cher. Demande à ton Rav, et rapporte-lui les mots exacts.

Pourquoi devrait-il acheter plus cher et vendre moins cher ?

Parce qu’il ne doit pas profiter — et non parce qu’il devrait être puni :

« אלא לוקח ביותר ומוכר בפחות » (שו״ע יו״ד רכ״ז:א)
Toute la mécanique du siman est là : on identifie qui profite d’une vente, puis on charge la perte sur celui qui ne doit pas en avoir. Et lorsque c’est l’autre qui doit perdre, il faut son accord :
« ואם אסר הנאתו עליהם לוקח מהם בפחות ומוכר ביותר אם ישמעו לו » (שו״ע יו״ד רכ״ז:א)

Une vente à prix égal est-elle toujours permise ?

Non, et c’est le piège le plus courant. Le Chakh le dit deux fois, dans les deux directions du vœu :

« אבל שוה בשוה אסור בכל ענין » (ש״ך יו״ד רכ״ז ס״ק ב)
« דוקא ולא שוה בשוה וכ״ש בפחות דאסור » (ש״ך יו״ד רכ״ז ס״ק ד)
Le prix égal n’est permis que là où la partie liée ne profite pas de cette sorte de vente — ce qui dépend de la marchandise.

Peut-il prêter à quelqu’un dont il s’est interdit de profiter ?

Ici, oui — et c’est le contraire de ce que dit le siman 221 :

« אסר הנייתם עליו הרי זה משאילן ומלוה אותם » (שו״ע יו״ד רכ״ז:ב)
« אבל הוא לא ישאל ולא ילוה מהם » (שו״ע יו״ד רכ״ז:ב)
Le Taz en donne la raison en une ligne :
« דהתם אם לא ישא ויתן עם זה ישא ויתן עם אחר אבל הכא א״א לו » (ט״ז יו״ד רכ״ז ס״ק ב)
Mais si le vœu joue dans les deux sens, plus rien n’est possible entre eux. Demande à ton Rav.

S’il a interdit son profit aux kohanim, peuvent-ils encore prendre la terouma ?

Oui, et la raison est belle :

« מי שאסר הנאתו על הכהנים ועל הלוים באים ונוטלין תרומותיו ומעשרותיו בעל כרחו » (שו״ע יו״ד רכ״ז:ג)
La guemara l’explique — la terouma ne vaut qu’entre leurs mains :
« רָבָא אָמַר: שָׁאנֵי תְּרוּמָה, דְּהַיְינוּ טַעְמָא דְּיִטְּלוּ עַל כׇּרְחוֹ — מִשּׁוּם דִּתְרוּמָה לָא חַזְיָא אֶלָּא לְכֹהֲנִים, וְכֵיוָן דְּקָא אָתֵי לְמֵיסְרָא עֲלַיְיהוּ, שַׁוְּיָא עַפְרָא בְּעָלְמָא » (נדרים פ״ה ע״א)
Mais s’il a nommé des kohanim précis, le vœu tient et il donne à d’autres :
« ואם אמר כהנים אלו ולוים אלו יתן לכהנים ולוים אחרים » (שו״ע יו״ד רכ״ז:ג)
Demande à ton Rav.