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סימן רל״גSiman 233

Yoreh De'ah · Nedarim

Siman 233 — l’âge des vœux, pour le garçon et pour la fille (יורה דעה רל״ג)

Un seul seif, et trois âges. Avant douze ans pour le garçon, onze pour la fille : sa parole n’a pas de prise, même s’il comprend parfaitement. Pendant l’année qui précède la majorité : elle lie, à une condition — qu’il sache au nom de qui il a voué, et cela se vérifie, chaque fois. Après : elle lie, même s’il ne le sait pas. (Choulhan Aroukh, Yoreh De’ah 233 — 1 seif.)

קטן בן י״ב שנה ויום אחד וקטנה בת י״א שנה ויום אחד אם יודעים לשם מי נדרו ונשבעו נדריהם נדר ושבועתם שבועה אע״פ שלא הביאו ב׳ שערות ובודקין שנת י״ג לזכר ושנת י״ב לנקיבה וקודם שיש י״ב לזכר וי״א לנקיבה אפילו יודעים לשם מי נודרים אינו נדר

Un garçon de douze ans et un jour, une fille de onze ans et un jour : s’ils savent au nom de qui ils ont voué, leurs vœux sont des vœux — bien qu’ils n’aient pas produit deux poils. Et on examine durant la treizième année pour le garçon, la douzième pour la fille ; et avant cela, même s’ils savent, ce n’est pas un vœu. Trois périodes en une phrase, et une condition qui change de nature à chaque passage de borne.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 233:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Le seif unique en hébreu, sa traduction, sa décomposition clause par clause, le vocabulaire (עונת נדרים · מופלא הסמוך לאיש · בדיקה · שתי שערות · עינוי נפש), les sources — la michna de נדה מ״ה ע״ב, le Rambam dans les הלכות נדרים et les הלכות שבועות, le Tour — et les quatre entrées de l’appareil citées une à une.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Quatre questions : ce que mesure l’année de l’examen, et pourquoi il se refait à chaque vœu ; le מופלא הסמוך לאיש, de la Torah selon le Rambam et pourtant sans peine ; la clause du Tour que le Choul’han Aroukh n’a pas reprise ; et la redistribution par le Rama des deux cas du Rambam.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

La règle en une phrase, les trois âges en schéma, l’origine de chaque clause, les quatre entrées de l’appareil, le seif clause par clause, ce qui reste ouvert, le vocabulaire et les pièges classiques.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema’asse — Psak

La halakha pratique : ce que lie et ce qui ne lie pas selon l’âge, la בדיקה qui se refait, ce qu’un parent doit faire d’un vœu d’enfant, et la limite du עינוי נפש. Note : l’Admour HaZaken n’a pas écrit de Choul’han Aroukh sur Yoreh De’ah — niveau de psak, non « Daat HaRav ».

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Questions fréquentes — Siman 233

À partir de quel âge le vœu d’un enfant lie-t-il ?

Il y a trois périodes, pas deux. À partir de douze ans et un jour pour un garçon et de onze ans et un jour pour une fille, le vœu lie s’ils savent au nom de qui ils ont voué : « קטן בן י״ב שנה ויום אחד וקטנה בת י״א שנה ויום אחד אם יודעים לשם מי נדרו ונשבעו נדריהם נדר ושבועתם שבועה » (שו״ע יו״ד רל״ג:א). À partir de treize et douze ans, il lie sans condition.

Et si l’enfant est plus jeune mais manifestement mûr ?

Le seif l’exclut expressément, et le mot « même » est décisif : « וקודם שיש י״ב לזכר וי״א לנקיבה אפילו יודעים לשם מי נודרים אינו נדר » (שו״ע יו״ד רל״ג:א). En deçà de la borne, la maturité ne supplée pas à l’âge.

Qu’est-ce qu’on vérifie exactement, et qui le vérifie ?

Une seule chose : sait-il au nom de qui il a voué. Le Rambam en fait un acte, non une impression : « קָטָן בֶּן שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד וּקְטַנָּה בַּת אַחַת עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד שֶׁנִּשְׁבְּעוּ אוֹ נָדְרוּ בֵּין נִדְרֵי אִסָּר בֵּין נִדְרֵי הֶקְדֵּשׁ בּוֹדְקִין אוֹתָן וְשׁוֹאֲלִין אוֹתָן » (רמב״ם הלכות נדרים פרק י״א הלכה א׳). C’est une démarche qui se fait devant un Rav, pas une appréciation de parent.

Mon fils a été examiné il y a six mois. Est-ce acquis pour l’année ?

Non, et c’est la contribution du Chakh : « שאפילו בדקם בתחלת השנה ונמצאו שיודעים לשם מי נדרו אם נדרו אחר כך בסוף שנה אינו נדר עד שיבדקם פעם אחרת טור ועב״י » (ש״ך יו״ד רל״ג ס״ק א). Ce qu’on examine n’est pas une faculté acquise, c’est la connaissance de ce vœu-là.

Faut-il que l’enfant présente les signes de la majorité ?

Non, ni avant ni après. Le seif le dit pour la première période — « אע״פ שלא הביאו ב׳ שערות » (שו״ע יו״ד רל״ג:א) — et le Chakh l’étend à la dernière : « ומי״ג ויום א׳ ואילך כו׳. אע״פ שלא הביאו ב׳ שערות » (ש״ך יו״ד רל״ג ס״ק ב).

Mon enfant de neuf ans a promis quelque chose. Dois-je le lui faire tenir ?

Son vœu ne le lie pas. Mais le Rama traite exactement cette question, et sa réponse est éducative : « ואם הוא דבר קטן וקל ואין בו עינוי נפש אומרים להם שיעמדו בנדרם ושבועתם כדי שלא ירגילו עצמם בזה » (רמ״א יו״ד רל״ג:א). Notez la borne : rien qui fasse souffrir l’enfant. Et la finalité, chez le Rambam dont le Rama tire sa glose, est plus large : « צָרִיךְ לְהִזָּהֵר בַּקְּטַנִּים הַרְבֵּה וּלְלַמֵּד לְשׁוֹנָם דִּבְרֵי אֱמֶת בְּלֹא שְׁבוּעָה כְּדֵי שֶׁלֹּא יִהְיוּ רְגִילִים לְהִשָּׁבַע תָּמִיד » (רמב״ם הלכות שבועות פרק י״ב הלכה ח׳).

Pourquoi le Taz n’écrit-il rien ici ?

Le siman est bref et le Chakh y dit tout. Il n’y a rien à en déduire quant à la halakha. Le Taz est présent en force tout autour : dix-sept entrées au siman 229, trente-quatre au siman 232, soixante-six au siman 234. Les Nekoudot HaKessef, qui sont la réponse du Chakh au Taz, n’ont par nature rien à écrire là où le Taz se tait. Aucune entrée n’a été fabriquée ici pour compléter un tableau.