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סימן רי״טSiman 219

Yoreh De'ah · Nedarim

Siman 219 — Le vœu sans terme fixé

Trois seifim, et le même silence qui joue deux fois en sens contraire. Un homme a voué d’épouser, d’acheter, de payer un maître — et il n’a pas dit quand : on ne le presse pas, on attend ce qui lui convient, parce que personne ne s’est engagé au premier venu. Un homme s’est interdit une chose — et il n’a pas dit jusqu’à quand : alors rien ne borne l’interdit, et il dure toujours ; le Taz et le Chakh étendent la règle au serment, contre le modèle de la nezirout qui, elle, vaut trente jours. (Choulhan Aroukh, Yoreh De’ah 219 — 3 seifim)

מי שנדר או נשבע לישא אשה או לקנות בית וכיוצא בו ולא קבע זמן אין מחייבין אותו לישא או לקנות עד שימצא הראוי לו

Celui qui a voué ou juré d’épouser une femme, ou d’acheter une maison, ou chose semblable, et n’a pas fixé de terme — on ne l’oblige pas à épouser ni à acheter jusqu’à ce qu’il trouve ce qui lui convient. Le siman ouvre sur le vœu de faire, et sur la mesure de son exécution.

Choulhan Aroukh, Yoreh De'ah 219:1

Les 4 niveaux d’étude

NIVEAU 01

רמת המתחיל

Base — Débutant & Intermédiaire

Les trois seifim en hébreu, avec traduction française fluide et décomposition clause par clause : le vœu d’épouser ou d’acheter et la mesure du convenable, le maître d’école « jusqu’à dix litrin » et la réserve du Rachba, l’interdit sans terme qui dure toujours. Les dix entrées de l’appareil — Chakh, Taz, Baer Hetev, Pit’hei Techouva, Nekoudot HaKessef — citées une à une, avec le Tour, le Beit Yossef, le Rambam et la braïta de Bava Kamma.

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NIVEAU 02

רמת הלמדן

Lamdan — Talmid Hakham

Le pilpoul : un vœu de faire est-il un vœu ? la התפסה de la Prisha et les ידות du Chakh ; le mot בארץ ישראל de la braïta que le Mehaber n’a pas repris ; le Mabit contre le Rachdam sur le terme fixé ; la distinction du Mahari’t entre chose de mitsva et chose de permission ; et le grand débat du seif 3 — le Ran, les Hagahot Mordekhaï, le doute du Darkei Moché, la preuve du Taz et la critique des Nekoudot HaKessef.

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NIVEAU 03

חזרה וסיכום

Synthèse — Révision

La révision : la règle unique et ses deux applications contraires dans un tableau, les trois seifim dans l’ordre du livre, les positions en présence sur le terme fixé et sur le serment, le vocabulaire — קביעות זמן, הראוי לו, התפסה, ידות, סתם נזירות ל׳ יום — et quatre pièges classiques.

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NIVEAU 04

הלכה למעשה

Halakha lema'asse — Psak

La halakha lema‘assé : cinq propositions de psika, ce qui reste ouvert (le terme fixé, le report dans une chose de permission), et trois cas d’aujourd’hui rapportés par l’appareil — la synagogue qu’on s’est interdite, la haskama sans durée, et le chohet qu’une communauté peut reprendre. Avec le renvoi constant : la conduite réelle revient au Rav.

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Questions fréquentes — Siman 219

J’ai promis par vœu d’acheter un appartement, sans dire quand. Dois-je acheter tout de suite ?

Non — c’est exactement le seif 1 : on n’oblige pas à acheter avant d’avoir trouvé ce qui convient.

« ולא קבע זמן אין מחייבין אותו לישא או לקנות עד שימצא הראוי לו » (שו״ע יו״ד רי״ט:א)
Mais deux réserves : le Pit’hei Techouva rapporte que dans une chose de mitsva on est tenu dès que le convenable paraît, et il note que la braïta parlait d’une maison en Terre d’Israël. Demande à ton Rav.

Je me suis interdit quelque chose dans un moment de colère, sans dire pour combien de temps. Est-ce fini ?

Non. Le seif 3 est catégorique, et il est court exprès :

« מי שאסר דבר אחד עליו בלא זמן אסור בו לעולם » (שו״ע יו״ד רי״ט:ג)
Le Taz et le Chakh étendent la règle au serment. Un vœu perpétuel se lève par une התרה devant un sage ou trois personnes : c’est à un Rav qu’il faut s’adresser, non au temps qui passe.

Pourquoi la nezirout sans précision vaut trente jours, et pas notre vœu ?

C’est la question de l’appareil. Le Taz rapporte deux raisons, et la première est celle du Ran :

« שאני בנדר שכולל בו נדרי הקדש ונדרי איסור וכשם שהמקדיש בהמה למזבח קדושה עולמית ה״נ בנדרי איסור » (ט״ז יו״ד רי״ט ס״ק א)
La seconde, des Hagahot Mordekhaï, oppose l’objet à la personne. C’est elle qui rouvrira la question du serment, que le Darkei Moché pose et que le Roch résout.

Notre communauté a voté une haskama sans fixer de durée. Vaut-elle indéfiniment ?

Le Baer Hetev le dit expressément, au nom du Rachach, au ס״ק ב :

« וכן הסכמת הקהל כל שלא קצבו זמן הוא לעולם » (באר היטב יו״ד רי״ט ס״ק ב)
Mais le Pit’hei Techouva, au ס״ק ב, montre la limite : ce qui a été voté comme un acte à accomplir s’épuise avec son accomplissement. Tout tient à la formule. Faire relire le texte par un Rav avant le vote.